L'Oie blanche
«La souveraineté n'est pas morte», a-t-il mentionné lors d'une entrevue accordée à L'OIE BLANCHE et OIEBLANC.COM, jeudi dernier à Saint-Jean-Port-Joli.
Élu du côté fédéral à six reprises depuis 1993, dont une dernière victoire en 2008 avec plus de 7 000 voix de majorité, Paul Crête croit que le Bloc québécois remontera dans le c¦ur des électeurs du Québec. Il faudra toutefois que le parti se modernise, estime-t-il. «Il faut distinguer les choses, il reste quatre députés du Bloc à Ottawa. C'est une situation qui est déjà arrivée aux conservateurs», a -t-il mentionné en ajoutant que le projet de souveraineté franchira une étape importante si le Parti québécois gagne la prochaine élection provinciale.
Paul Crête mentionne que même s'il avait été candidat, il n'aurait fort probablement pas résisté à cette vague orange. «Nathalie Arsenault a livré une très bonne campagne», a dit M. Crête même s'il ajoute qu'il aurait aimé voir un peu plus son côté batailleuse lors de la campagne et en débat. Il admet cependant que cette fibre est davantage présente chez les candidats masculins.
Paul Crête n'est pas surpris de la démission du chef Gilles Duceppe. «Il a fait les choses comme un homme d'état», mentionne-t-il. La montée de Jack Layton au Québec s'est faite selon lui après le passage du chef néo-démocrate à l'émission Tout le monde en parle. On a ensuite senti une remontée du Bloc dans les sondages, avant le passage dans les médias de l'ancien chef syndical Gérald Larose, a commenté M. Crête.
Récemment nommé au sein de l'exécutif national du Parti québécois, Paul Crête entend continuer de s'impliquer en politique. Sera-t-il candidat à la prochaine élection provinciale? Il n'écarte pas la possibilité, mais ce n'est pas dans ses plans à court terme.
M. Crête mentionne que les Québécois ont démontré dans leur dernier message électoral une volonté de changement. «Il faut trouver la façon au Parti québécois de démontrer aux Québécois que nous représentons le plus grand changement», a-t-il commenté en mentionnant qu'il donnait toute sa confiance à la chef Pauline Marois.
À propos du dépouillement judiciaire qui battra son plein cette semaine, Paul Crête dit qu'il n'aimerait pas être dans la peau des deux candidats concernés. «Ça doit être énervant sans bon sens!».
D'autres sujets ont aussi été traités en entrevue, dont le mode électoral. On vous invite à voir les vidéos de cette entrevue au www.oieblanc.com.
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