On compte présentement 42 travailleurs chez Acier Fortin et on prévoit monter à la capacité maximale de 55 d’ici l’été. «Il y avait cinq gars dans l’usine durant l’hiver 2009», se souvient le propriétaire M. Richard Gagné qui n’a pas voulu être photographié.
L'Oie blanche
«Entre 2007 et 2009, notre chiffre d’affaires a diminué de 65%», a mentionné le président directeur général d’Acier Fortin, M. Richard Gagné, en voulant démontrer comment la crise financière a fait mal au manufacturier de structures d’acier. Après analyse, Acier Fortin a délaissé le marché très compétitif des structures d’acier pour bâtiments commercial et institutionnel pour se repositionner dans un secteur plus exclusif, l’industriel minier. Acier Fortin réalise aujourd’hui des contrats exclusivement en sous-traitance pour des mégas projets de structures de convoyeurs miniers principalement.
«Il faut aller au-devant des marchés», a dit M. Gagné qui n’a pas hésité à investir dans de nouvelles technologies durant cette période plus creuse afin d’être prêt lorsque le nouveau marché convoité serait en mode relance. «On voyait que c’était pour reprendre vers la fin de 2010. Au printemps 2011, on a vraiment vu le marché relancé… Je n’ai jamais vu un hiver aussi chargé en 24 ans de carrière», a mentionné M. Gagné qui a investi près de quatre millions $ sur deux phases depuis trois ans.
Manque de main-d’oeuvre
On compte présentement 42 travailleurs chez Acier Fortin et on prévoit monter à la capacité maximale de 55 d’ici l’été. «Il y avait cinq gars dans l’usine durant l’hiver 2009», se souvient M. Gagné. Aujourd’hui, comme plusieurs autres entreprises manufacturières, on fait face à un manque important de main-d’œuvre spécialisée. «C’est de plus en plus difficile de trouver des gens compétents qui veulent travailler», explique-t-il.
Autre modernisation?
Une troisième phase de modernisation de l’usine est dans les plans de M. Gagné pour un avenir peut-être plus rapproché qu’on ne le pense. «La manne est trop belle pour se permettre de la laisser passer», mentionne-t-il en ne cachant pas son désir de vouloir augmenter la capacité de produire et la productivité de son usine de 85 000 pieds carrés. Cette troisième phase, appelée automatisation ultime, permettrait à trois robots de réaliser le travail de dix hommes au soudage et à l’assemblage des pièces. Il s’agirait d’un investissement de près de trois millions $. «L’objectif n’est pas de remplacer des travailleurs, mais de suppléer au manque de main-d’œuvre afin d’assurer notre croissance.»
Plan nord… canadien!
Une visite de l’usine a permis de constater que le travail ne manquait pas chez Acier Fortin. Est-ce le résultat du fameux Plan nord du gouvernement Charest? Richard Gagné sourit à cette question en disant que le Plan nord est davantage un terme politique. Pour lui, le plan nord est plutôt canadien avec des contrats dans le nord du Québec oui, mais également en Ontario et dans les provinces de l’ouest. On sent aussi un réveil économique du côté des États-Unis, ajoute-t-il.
«Nous sommes un gros parmi les petits», dit Richard Gagné pour qualifier son usine par rapport aux mégas industries qui approvisionnent les grandes minières. Il y a même une entreprise minière qui fournit son propre acier pour ses contrats avec l’usine de Montmagny. Et cette minière récupère même ses rebuts de métaux!
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