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Christian Lacasse quitte la présidence de l'UPA


L'Oie blanche
Dans une entrevue exclusive qu'il accordait la semaine dernière à la Terre de chez nous, M. Christian Lacasse annonçait qu'il quittera la présence de l'UPA lors du congrès général prévu à la fin de novembre à Québec.
M. Lacasse laissera la place à M. Marcel Groleau, l'actuel président de la Fédération des producteurs de lait et seul candidat en lice.
Producteur laitier à Saint-Vallier dans Bellechasse, M. Lacasse détenait la présidence de l'UPA depuis quatre ans. Parmi les principaux dossiers qu'il a pilotés, mentionnons l'UPA du futur, la bonification de l'enveloppe budgétaire de la Financière agricole, le maintien des programmes d'assurance stabilisation et la vision de l'UPA sur l'avenir de l'agriculture au Québec contenue dans «Le pouvoir de se nourrir».
Dans l'entrevue exclusive qu'il accordait au journaliste Jean-Charles Gagné, M. Lacasse spécifiait qu'il avait pris sa décision après avoir pesé le pour et le contre: «Je crois qu'il est préférable, pour notre organisation, qu'il n'y ait pas d'élection à la présidence cette année. Il y a eu des élections aux deux ans à ce poste depuis 2005. Je suis convaincu qu'à la longue, ça fait plus de mal que de bien à une organisation, ça laisse des séquelles. J'estime, dans le contexte où des groupes essaient de toutes sortes de façons de diviser les agriculteurs, qu'il faut plus que jamais se rassembler, s'unir derrière un fort leadership à l'UPA. Et l'absence d'élection va à mon sens y contribuer».
On se souviendra que M. Laccase avait perdu par 11 voix en 2005 contre Laurent Pellerin avant de lui infliger la même médecine en 2007. Puis en 2009, M. Lacasse avait dû affronter M. Marcel Groleau qu'il avait battu par seulement neuf votes! M. Lacasse se dit content de revenir à son travail d'agriculteur sur sa ferme à Saint-Vallier.
Réélu
M. Pierre Lemieux, producteur laitier de Cap-Saint-Ignace, sera réélu comme 1er vice-président lors du congrès de Québec puisqu'il fut le seul à présenter sa candidature. Le même scénario vaut pour la 2e vice-présidence où M. Denis Bilodeau, de Warwick, sera également reconduit dans ses fonctions.

Rédigé à 06:36 dans Actualité, Agriculture | Lien permanent | Commentaires (0)

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Les mesures de resserrement et la survie de leur fédération préoccupent les agriculteurs sudcôtois

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Les administrateurs de l’UPA de la Côte-du-Sud qui ont rencontré la presse à la suite de la 60e assemblée générale. De gauche à droite, on reconnaît Mme Céline Dumont, M. Alain Talbot, Mme Claire Lajoie, M. Hervé Dancause, M. Pierre Lemieux et M. Charles Proulx.


L'Oie blanche


Vidéo
Réunissant quelque 125 agriculteurs mercredi dernier au Centre Bombardier de La Pocatière, la 60e assemblée générale de l’UPA de la Côte-du-Sud avait des airs de déjà vu avec celle de 2010 alors que deux sujets chauds ont retenu l’attention: les mesures de resserrement de la Financière agricole et la survie de la fédération régionale.
Pour les producteurs de la Côte-du-Sud, il y a plus urgent pour le moment que de se battre sur une question de territoire: il faut d’abord survivre à la crise, entre autres dans le porc, le bœuf et le veau. Quatre-cents fermes porcines ont disparu depuis peu au Québec et 23% des établissements restants se trouvent dans une situation précaire. Dans le bœuf et le veau, 1 200 fermes ont cessé leurs opérations.
S’affichant toujours comme le défenseur des fermes familiales, l’UPA dénonce l’attitude des décideurs, en l’occurrence le gouvernement et la Financière agricole, les accusant d’hypocrisie: «Avec leur manière de faire, ils sont en train de changer notre modèle familial pour le modèle américain qui favorise les grosses entreprises» de lancer M. Pierre Lemieux, le 1er vice-président de l’UPA provinciale.
À la suite de la commission parlementaire sur l’agriculture, il y a bien eu quelques changements, mais trop peu trop tard pour certains: «Et encore là, d’autres paramètres de l’ASRA doivent être revus et corrigés» estime M. Charles Proulx, président sortant de l’UPA sudcôtoise et lui-même victime de la crise porcine puisqu’il devra liquider sa ferme située à Saint-Roch-des-Aulnaies.
Les producteurs voudraient aussi que le principe de la réciprocité s’applique, entre autres dans le porc, le lait et la volaille: «Le porc québécois est le plus normé au monde. Or, on voit de plus en plus de porc américain sur nos tablettes, du porc assujetti à des normes moindres» de déplorer M. Proulx.
Les producteurs sudcôtois demandent donc à l’UPA provinciale d’analyser les programmes d’aide administrés par la FADQ et de se positionner sur leur refonte tout en respectant l’enveloppe budgétaire accordée par le gouvernement, de voir à ce que cette réforme tienne compte de la réalité des entreprise agricoles situées en périphérie et de s’assurer que les fermes qui ne peuvent bénéficier d’une économie d’échelle recevront un soutien adéquat.
L’UPA du futur
L’Idée de scinder le territoire de la Côte-du-Sud en deux ne sourit toujours pas aux producteurs de la région, surtout en pleine crise agricole. De façon majoritaire, ils ont voté contre l’UPA du futur et ont demandé à leur instance provinciale de mettre ce projet sur la glace pour s’attaquer au plus urgent, la crise!
À court terme, la structure actuelle ne changera pas au cours des deux prochaines années. Mais M. Pierre Lemieux a été très clair dans ses propos: «Si vous voulez garder votre UPA de la Côte-du-Sud, vous allez devoir vous battre».
M. Hervé Dancause, le nouveau président de la Côte-du-Sud, et Mme Céline Dumont, administratrice, ne lancent pas la serviette et souhaitent conserver l’entité de la Côte-du-Sud qui fêtait son 60e anniversaire cette année. Mais pour ce faire, ils savent très bien qu’il leur faudra compter sur un appui concret de leurs membres au moment opportun.
Nouveau directeur
En poste depuis 11 ans, Mme Johanne Laplante a quitté sa fonction de directrice générale de l’UPA de la côte-du-Sud pour aller travailler à la Financière agricole du Québec. Les administrateurs de la fédération régionale se donnent de trois à six mois pour lui trouver un successeur. D’ici là, ils pourront compter sur l’aide d’un directeur intérimaire de la Beauce pour assurer la bonne marche de leur fédération.

Rédigé à 07:04 dans Agriculture, Côte-du-Sud, Michel Chassé, MRC L'Islet | Lien permanent | Commentaires (0)

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Pauline Marois parle de souveraineté… alimentaire

par Jean-Pierre Lemieux
OIEBLANC.COM

« Plusieurs de nos agriculteurs sont rendus au point de rupture. Ils ne peuvent plus supporter une baisse de leurs revenus. Il faut les aider. » Lors de son passage à La Pocatière, la chef de l’Opposion officielle, Mme Pauline Marois a d’abord expliqué que si nous en sommes là c’est que le gouvernement a perverti la mission de la Financière agricole.
« En donnant au conseil d’administration de La Financière agricole une orientation faisant de l’agriculture québécoise une activité strictement industrielle et en mettant de côté les aspects sociaux, le gouvernement libéral déstructure profondément toute la filière agricole du Québec ».
Mme Marois a poursuivie en indiquant qu’un gouvernement du PQ en plus de rendre la Financière agricole au service des producteurs adaptera « les assurances agricoles aux réalités différentes des régions du Québec » et même favorisera l’extension des régimes d’assurance « aux productions novatrices ».
Souveraineté
Pour aider les agriculteurs, la chef du Parti québécois propose de développer une politique de souveraineté alimentaire pour le Québec.
« Si chaque consommateur québécois achetait pour 30$ de plus d’aliments d’ici à chaque année, les ventes gonfleraient de un milliard de dollars en cinq ans ».
Syndicat
Sur la question de la représentation syndicale unique des agriculteurs Mme Marois entend « respecter la décision et la volonté des producteurs ». Si les producteurs décidaient de mettre en place de nouvelles institutions « nous pensons que nous devrions les écouter » dit-elle. « Il faudrait qu’il y ait une volonté qui s’exprime » ajouta-t-elle. Mais pour le moment c’est de « confirmer ce que nous connaissons déjà ».

Rédigé à 07:18 dans Actualité, Agriculture | Lien permanent | Commentaires (0)

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UAL: trop de pouvoir entre les mêmes mains dans l'agriculture

par Jean-Pierre Lemieux
Collaboration spéciale



"Il y a trop de pouvoir entre les mêmes mains dans l'agriculture". Au cours d'une conférence de presse le 6 septembre dernier, le porte-parole de l'Union des agriculteurs libres, Me Hans Mercier, a expliqué les motivations de la création d'un syndicat dissident.
« C'est inacceptable que dans une société libre et démocratique de dire que c’est la même entité qui dans les faits soit à la fois l’employeur, le syndicat, celui qui règlemente et celui qui est votre banquier ».
En gestation depuis un certain temps, la création de l’UAL (Union des agriculteurs libres) a été accélérée par le dépôt du projet de loi 21 (projet visant à modifier la loi sur la mise en marché des produits agricoles) et l’insatisfaction à propos du livre vert sur la politique bioalimentaire qui, selon Me Mercier « ressemblait à une campagne d’achat chez nous ».
Sans révéler de chiffres, le porte-parole de l’UAL affirme que le recrutement va bon train dans plusieurs régions, dans tous les secteurs et cherche à regrouper avant tout des producteurs professionnels. La cotisation est de 200$ annuellement et volontaire. « Pour nous ce qui est important c’est de ramener la démocratie dans l’agriculture ».
« On est au monde, on est sérieux, vous allez continuer d’entendre parler de nous et il va y avoir des actions concrètes » a promis Me Mercier.
Juridique
Même si le mouvement ne veut pas être réduit à une simple action judiciaire et ne veut pas être seulement un groupe de défense, le groupe a l’intention de proposer une voie additionnelle et la pression sera politique, juridique et médiatique. Mais, d’ajouter Me Mercier : « il n’y a rien de mieux pour faire bouger un gouvernement qu’un gain de cause en cour ».
L’objectif principal est donc le bri du monopole syndical, le retour de la liberté d’association en agriculture par des moyens judiciaires. À cause de la force du monopole, prévient Me Mercier, c’est rare qu’un dossier d’agriculture ne se rende pas en Cour d’appel sinon en Cour suprême. « Nos gens sont prêts à aller jusque là ».
Le fond
Pressé de question sur le fond, ce que pourrait défendre ce nouveau syndicat, le porte-parole a indiqué qu’il était trop tôt parce qu’en plein restructuration même si la réflexion est déjà amorcée faisant référence au mémoire déposé à la CAPERN (Commission parlementaire sur l’Agriculture, pêcheries, énergie et ressources naturelles).
« On veut sauver les abandonnés du système ». Me Mercier a fait aussi référence à l’entrevue que l’ex-ministre de l’Agriculture, M. Jean Garon a donnée à OIEBLANC.COM. « On se retrouve beaucoup là-dedans. Il faut recentrer sur les fermes familiales car il faut faire la différence entre les grandes fermes industrielles intégrées et les petites fermes. (Vidéos sur OIEBLANC.COM)

Rédigé à 07:13 dans Actualité, Agriculture | Lien permanent | Commentaires (1)

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Secteur porcin: les structures actuelles à changer selon le député Lapointe

La crise dans le secteur porcin perdure. Chaque jour des entreprises risquent la faillite. « Cet état de crise est appelé à perdurer, nous sommes bien plus dans le structurel que le conjoncturel » de déclarer le député de Montmagny-L’Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup, François Lapointe. Il faut donc établir des mécanismes appropriés de sortie du marché pour certains et non tenter de maintenir les structures actuelles. Ce retrait doit être mieux coordonné, les choses doivent être nommées une fois pour toute et l’industrie réorganisée» d’ajouter M. Lapointe.
Compte-tenu de la situation d’urgence, le député Lapointe est intervenu auprès du ministre responsable d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, M. Gerry Ritz, afin d’obtenir un assouplissement de la position du gouvernement fédéral lors de l’évaluation des propositions des producteurs pour éviter la faillite. Actuellement, le gouvernement fédéral résiste à ces offres et provoque les faillites formelles. Cette position est cependant tout à fait conforme avec la teneur d’une entente fédérale-provinciale sur les paiements anticipés. Ces paiements permettent aux agriculteurs d’assumer le coût des intrants (moulée, médicaments) avant la vente du bétail. Cette avance est remboursée au moment de la vente. Mais comme la vente de chaque porc ne couvre pas le coût de production, et comme l’assurance stabilisation du Québec ne couvre plus le coût réel de production, chaque porc produit vient avec une dette pour le producteur. Il ne peut donc pas rembourser les paiements anticipés. Les fermes indépendantes résistent mal à ces pressions.
Le député Lapointe demande au ministre Ritz de suspendre temporairement les refus de concordats. De cette façon, les intervenants du secteur porcin (Ottawa, Québec, producteurs, industriels, groupes écologistes et consommateurs) pourront réviser le modèle actuel de production qualifié de dépassé et non-durable par le député Lapointe.
À court terme, le député Lapointe croit que l’intégration de la chaîne de production est un concept qui doit être remis en question. « Actuellement, l’UPA est dans l’impossibilité d’exercer son travail de représentation et de défense des intérêts des agriculteurs. Les producteurs indépendants paient le prix de cette faiblesse stratégique. Il faut casser ce modèle » d’ajouter M. Lapointe.
Source: Jeannette Michaud

Rédigé à 06:57 dans Agriculture, MLKR | Lien permanent | Commentaires (0)

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"Les agriculteurs veulent une voix forte et unique" - Christian Lacasse


L'Oie blanche
«Au moment où certains dénigrent notre façon de faire, la réponse des producteurs agricoles est des plus éloquente avec un membership de 95% sur une base volontaire: ils veulent une voix forte et unique pour bien les représenter» de lancer M. Christian Lacasse, le président de l'UPA, quand nous l'avons interrogé à la suite d'un article paru la semaine dernière où la Presse canadienne prétend avoir mis la main sur le fameux livre vert intitulé «Donner le goût du Québec».
Pour M. Lacasse, un référendum sur l'accréditation unique serait un gaspillage d'argent et d'énergie: «Il ne faut pas qu'il y ait plus d'une accréditation car les producteurs doivent faire front commun face aux clients qui sont souvent des multinationales. Si un autre syndicat obtient plus de 50% du membership dans les prochaines années, alors ce sera à lui de tenir les rênes. Nous vivons en démocratie et les producteurs vont nous abandonner si nous faisons mal notre travail. Mais ils n'entérineront pas un discours proposant plusieurs accréditations».
De toute façon, il y a loin de la coupe aux lèvres. Selon M. Lacasse, le membreship de l'UPA est passé de 90% à 95% au cours des cinq ou six dernières années: «L'Union paysanne existe depuis une dizaine d'années et les producteurs n'y adhèrent pas parce qu'elle ne répond pas à leurs attentes, tout comme le Conseil des entrepreneurs agricoles». Quant au fameux Livre vert dont la Presse canadienne aurait obtenu copie, M. Lacasse pense plutôt qu'il s'agit des documents de consultation ayant servi à sonder les différents intervenants.

Rédigé à 06:33 dans Agriculture, Michel Chassé | Lien permanent | Commentaires (0)

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Des agricultrices… innovatrices sur la Côte-du-Sud

par Michel Chassé - L'Oie blanche
Les agricultrices sudcôtoises ont démontré leur volonté et capacité d’innover en lançant deux nouveaux produits jeudi dernier à La Pocatière, soit un calendrier intitulé «Visage de l’agricultrice, au cœur de l’action» et le jeu «Cultive ta matière grise». Deux grandes premières à l’échelle provinciale!
Le calendrier 2011 vise à promouvoir l’agricultrice dans son milieu, valoriser son travail et démontrer son savoir-faire. Chaque mois de l’année permet de découvrir une agricultrice de la région par le biais d’une photographie et d’un court message personnel. À cela s’ajoutent quelques recettes et les cartes d’affaires des entreprises qui ont soutenu le projet sur le plan financier, et cela presqu’à 100%.
La Table de concertation agroalimentaire du Bas-Saint-Laurent fut le principal partenaire de cette belle aventure qui a coûté environ 5 000$. De leur côté, les membres du Syndicat des agricultrices de la Côte-du-Sud y ont consacré beaucoup de temps et d’énergie.
Comme l’objectif premier consiste à valoriser la profession d’agricultrice et non pas à amasser des fonds, le calendrier, tiré à 3 000 exemplaires, sera distribué gratuitement par les administratrices du syndicat. Quelques copies seront également disponibles dans certains endroits publics.
Jeu
Dévoilé lors de l’assemblée générale de la Fédération de l’UPA de la Côte-du-Sud en octobre dernier, le jeu «Cultive ta matière grise» a valu un prix régional au Syndicat des agricultrices.
S’adressant aux enfants de 6 à 12 ans, ce jeu vise à les sensibiliser aux dangers de la ferme. Une planche de jeu de 30 cases et 36 questions permettent aux joueurs d’apprendre les symboles identifiant les dangers et les gestes à poser en cas d’accident.
Ce projet de quelque 3 000$ a permis de produire 250 exemplaires du jeu. Les personnes intéressées peuvent en acheter un au prix de 15$ avant les Fêtes. Après, il coûtera plus cher.

Rédigé à 06:14 dans Agriculture, Côte-du-Sud | Lien permanent | Commentaires (0)

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Financière agricole: l'UPA demande au premier ministre d'intervenir

Longueuil, le 23 juin 2010 — L’Union des producteurs agricoles (UPA) ne comprend pas l’entêtement de Québec quant au maintien des compressions additionnelles d’environ 85 millions de dollars par année au programme d’assurance stabilisation de La Financière agricole du Québec (FADQ) et réclame l’intervention du premier ministre.
Rappelons que l’UPA avait accueilli favorablement l’annonce de novembre 2009 (plafonnement à 630 millions par année de la contribution gouvernementale). Rappelons aussi que les agriculteurs ont déjà consenti, depuis cette annonce, à la mise en oeuvre de mesures de resserrement de plus de 80 millions par année, un effort nettement suffisant pour respecter le nouveau budget global de la FADQ. D’où la non nécessité des compressions additionnelles annoncées en mars dernier (85 millions par année) qui, selon l’UPA, mèneront des milliers de fermes québécoises au point de rupture.
L’UPA considère regrettable que le ministre de l’Agriculture, M. Claude Béchard, n’ait pas demandé à la FADQ de renoncer aux mesures de resserrement additionnelles, d’autant plus que l’UPA a formulé une proposition permettant de respecter le budget global de la FADQ et d’assurer des revenus stables et prévisibles aux producteurs, en plus d’être conforme à l’ouverture récente de la présidente du Conseil du trésor et du ministre des Finances.
Pour l’UPA, M. Béchard a manqué une belle occasion de rétablir les ponts avec les agriculteurs québécois en donnant suite à ses engagements passés tels que formulés devant les congressistes de l’UPA en décembre dernier (ouverture à la condition que budget global soit respecté), d’autant plus que divers signaux du marché contredisent déjà les précisions alarmistes de la FADQ. Sans la moindre étude d’impact, le ministre met ainsi à risque l’avenir de milliers de familles agricoles québécoises. L’UPA qualifie par ailleurs les mesures dites « d’atténuation » présentées hier à l’occasion d’une réunion du conseil d’administration de la FADQ de floues, inéquitables et insuffisantes pour éviter une catastrophe en devenir.
De son côté, l’UPA n’attendra pas l’abandon de milliers d’entreprises, comme l’a proposé hier la FADQ (bilan prévu en 2013), avant de réclamer des changements rapides aux mauvaises décisions prises ces derniers mois. L’UPA demande ainsi une rencontre à très brève échéance avec le premier ministre du Québec pour dénouer l’impasse. D’autant plus que M. Charest écrivait, le 21 novembre 2008, qu’il est « dans l’ordre des choses que tous les producteurs agricoles du Québec puissent tirer de leur production un revenu leur permettant de couvrir leurs coûts de production, incluant une rémunération adéquate comparable à d’autres secteurs semblables ». Cet engagement est incompatible avec les décisions prises par le ministre de l’Agriculture et la FADQ ces derniers mois.
« Dès cet automne, les résultats financiers de mi-année (2010-2011) démontreront que nous avons vu juste. Voilà pourquoi nous continuons de réclamer le retrait des compressions additionnelles, alors que la FADQ se dirigera vers des surplus et que des milliers de fermes seront au bord du gouffre », a déclaré le président général e l’UPA, M. Christian Lacasse.

Source: Éliane Hamel

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Une récolte de sirop d'érable moyenne pour la saison 2010

LONGUEUIL, QC, le 16 juin /CNW Telbec/ - Avec un début de saison des sucres très hâtif, qui a pris certains acériculteurs par surprise à la fin février, tout laissait croire que la récolte de sirop d'érable 2010 serait exceptionnelle. Le temps chaud du début du mois d'avril a cependant rapidement mis fin à la coulée. Selon les données officielles, publiées en juin et confirmées par la Table filière acéricole du Québec, la récolte québécoise de sirop d'érable en 2010 est qualifiée de moyenne. Les 43 millions d'entailles en production des 7 400 entreprises acéricoles du Québec ont donné un volume total de 88,1 millions de livres, soit moins que la récolte exceptionnelle de 2009, qui a été de 109,4 millions de livres. La moyenne de production en 2010 se chiffre à 2,04 livres par entaille, se classant sous la moyenne des 15 dernières années de 2,20 livres par entaille.
"La particularité de cette année est un début de coulée très hâtif et simultané dans plusieurs régions du Québec. Habituellement, la saison débute en Montérégie, pour s'étendre vers l'est du Québec dans les semaines qui suivent. Les érables du Bas-Saint-Laurent produisent en général deux à trois semaines après ceux du sud de l'Estrie, par exemple. Bien qu'il puisse arriver que les érables coulent quelques jours en février dans l'est de la province, une coulée de plusieurs journées de file ne s'était jamais vue, de mémoire d'homme, à cette période! Avec ce début hâtif, le rendement provincial par entaille était excellent au 1er avril. Mais les coulées se sont terminées brusquement avec l'arrivée du temps chaud de la fin de semaine de Pâques. Le phénomène aurait été observé dans les au! tres provinces canadiennes productrices de sirop d'érable de même qu'aux États-Unis", explique M. Serge Beaulieu, président de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec.
Satisfaction générale?
Selon la Fédération, ces 88,1 millions de livres récoltées à l'échelle du Québec, qui représentent 30 240 000 litres de sirop d'érable, sont relativement satisfaisants, malgré la courte période de récolte, soit environ 8 semaines, en comparaison à 14 semaines habituellement. Par contre, dans certaines régions, les rendements sont carrément sous la moyenne. "Dans les régions du Bas-Saint-Laurent - Gaspésie et de Chaudière-Appalaches, par exemple, la production a été de 1,80 à 1,96 livre à l'entaille. Ça sera plus difficile pour certains producteurs, surtout pour ceux qui n'ont pas souscrit l'assurance récolte de La Financière agricole du Québec", constate M. Beaulieu.
Réserve stratégique en hausse
À la fin de 2008, les stocks québécois de sirop d'érable étaient épuisés, ce qui a créé une pression à la hausse sur le prix au consommateur en 2009. La bonne récolte de 2009 a permis d'accumuler des réserves chez les acheteurs autorisés de même qu'à la Fédération de sorte que la récolte 2010, bien que moyenne, satisfera la demande. Depuis les derniers mois, les consommateurs remarquent d'ailleurs une stabilité, voire une baisse, du prix de la boîte de conserve de sirop d'érable en épicerie. De plus, la "réserve stratégique", sous la gestion de la Fédération, totalise maintenant près de 12 millions de livres, ce qui pourrait permettre de pallier, en partie, les petites récoltes qui surviendraient dans l'avenir.

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Financière agricole: l'UPA marque sa dissidence

Longueuil, le 1er avril 2010 – Réunis hier en conseil d’administration, les administrateurs de la Financière agricole du Québec (FADQ) ont adopté la mise en place des pires mesures jamais connues pour l’avenir de l’agriculture québécoise. Malgré la dissidence des cinq représentants agricoles au conseil d’administration, la FADQ a décidé quand même d’aller de l’avant avec des mesures de resserrement dans l’application de l’Assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA) qui précipiteront des milliers de fermes tout droit vers la faillite. Les représentants agricoles ont justifié leur dissidence par l’absence d’étude d’impacts et la présentation de prévisions financières jugées erronées et incomplètes.
Pour l’UPA, ces mesures supplémentaires d’efficacité des modèles, C’est simplement un moyen déguisé pour la société d’État d’économiser sur le dos des agriculteurs. En effet, une analyse économique de l’UPA sur les impacts de ces mesures à la ferme et sur les budgets de la FADQ démontre clairement que c’est 400 à 500 M$ que la société engrangera au cours des cinq premières années, autant d’argent qui devrait plutôt servir à soutenir les revenus des entreprises agricoles en période plus difficile. Soulignons qu’une étude produite par un actuaire indépendant démontre sensiblement la même chose.
C’est la grande majorité des entreprises agricoles visées qui vont tomber dans le rouge, les petites comme les grosses, les plus efficaces comme les moins, autant celles qui sont dans des régions éloignées que dans les régions plus limitrophes. Faut-il, pour arriver à se faire comprendre, démontrer par l’absurde, par la faillite de millier de fermes, que finalement ces mesures « extrêmes » n’étaient pas une bonne idée, et qu’on est allé trop loin, qu’on s’est trompé! Malheureusement, il sera trop tard!
Rappelons que le gouvernement avait décidé de miser sur l’avenir de l’agriculture en conférant à la FADQ une enveloppe annuelle de 630 M$, enveloppe qu’il a reconfirmée mardi dernier dans son discours du budget. Les producteurs agricoles ont salué cette décision et se sont dits prêts à mettre l’épaule à la roue pour fonctionner à l’intérieur de cette enveloppe. Mais encore faut-il que l’argent soit réellement déboursé, ce qui ne sera pas le cas. Par ailleurs, une mesure anti déficit qui limite annuellement le niveau de compensations globales à l’ASRA avait été adoptée et les producteurs avaient déjà accepté des mesures de resserrement de l’ordre de 80 M$ par année. Au-delà de cela, c’est le point de rupture.
Pour l’UPA, les administrateurs de la FADQ manquent complètement de sensibilité à l’égard des familles agricoles et se proposent d’envoyer sur la paille des milliers d’entre elles. Une décision de cet ordre, avec les conséquences déstructurantes qu’elle entraîne sur notre agriculture et l’économie de nos régions, ne doit tout simplement pas être appliquée.
Refusant même la possibilité de faire une recommandation au gouvernement afin de donner aux entreprises agricoles la chance de reprendre leur souffle, les administrateurs de la FADQ ont aussi fait preuve d’un manque de courage inacceptable. La FADQ disposait pourtant de la marge de manoeuvre pour suspendre ces mesures tout en respectant le cadre financier établi. D’autant plus que le ministre avait demandé que des recommandations sur certaines mesures proposées lui soient formulées.
Le gouvernement a encore le temps et la possibilité de donner un alignement responsable et une vision à long terme pour l’agriculture. Nous l’invitons à réviser sa directive avant qu’il ne soit trop tard, que l’agriculture québécoise ne soit plus que l’ombre d’elle-même et que le Québec ne soit définitivement plus dans notre assiette!

Source : Éliane Hamel

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