Les administrateurs de l’UPA de la Côte-du-Sud qui ont rencontré la presse à la suite de la 60e assemblée générale. De gauche à droite, on reconnaît Mme Céline Dumont, M. Alain Talbot, Mme Claire Lajoie, M. Hervé Dancause, M. Pierre Lemieux et M. Charles Proulx.
L'Oie blanche
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Réunissant quelque 125 agriculteurs mercredi dernier au Centre Bombardier de La Pocatière, la 60e assemblée générale de l’UPA de la Côte-du-Sud avait des airs de déjà vu avec celle de 2010 alors que deux sujets chauds ont retenu l’attention: les mesures de resserrement de la Financière agricole et la survie de la fédération régionale.
Pour les producteurs de la Côte-du-Sud, il y a plus urgent pour le moment que de se battre sur une question de territoire: il faut d’abord survivre à la crise, entre autres dans le porc, le bœuf et le veau. Quatre-cents fermes porcines ont disparu depuis peu au Québec et 23% des établissements restants se trouvent dans une situation précaire. Dans le bœuf et le veau, 1 200 fermes ont cessé leurs opérations.
S’affichant toujours comme le défenseur des fermes familiales, l’UPA dénonce l’attitude des décideurs, en l’occurrence le gouvernement et la Financière agricole, les accusant d’hypocrisie: «Avec leur manière de faire, ils sont en train de changer notre modèle familial pour le modèle américain qui favorise les grosses entreprises» de lancer M. Pierre Lemieux, le 1er vice-président de l’UPA provinciale.
À la suite de la commission parlementaire sur l’agriculture, il y a bien eu quelques changements, mais trop peu trop tard pour certains: «Et encore là, d’autres paramètres de l’ASRA doivent être revus et corrigés» estime M. Charles Proulx, président sortant de l’UPA sudcôtoise et lui-même victime de la crise porcine puisqu’il devra liquider sa ferme située à Saint-Roch-des-Aulnaies.
Les producteurs voudraient aussi que le principe de la réciprocité s’applique, entre autres dans le porc, le lait et la volaille: «Le porc québécois est le plus normé au monde. Or, on voit de plus en plus de porc américain sur nos tablettes, du porc assujetti à des normes moindres» de déplorer M. Proulx.
Les producteurs sudcôtois demandent donc à l’UPA provinciale d’analyser les programmes d’aide administrés par la FADQ et de se positionner sur leur refonte tout en respectant l’enveloppe budgétaire accordée par le gouvernement, de voir à ce que cette réforme tienne compte de la réalité des entreprise agricoles situées en périphérie et de s’assurer que les fermes qui ne peuvent bénéficier d’une économie d’échelle recevront un soutien adéquat.
L’UPA du futur
L’Idée de scinder le territoire de la Côte-du-Sud en deux ne sourit toujours pas aux producteurs de la région, surtout en pleine crise agricole. De façon majoritaire, ils ont voté contre l’UPA du futur et ont demandé à leur instance provinciale de mettre ce projet sur la glace pour s’attaquer au plus urgent, la crise!
À court terme, la structure actuelle ne changera pas au cours des deux prochaines années. Mais M. Pierre Lemieux a été très clair dans ses propos: «Si vous voulez garder votre UPA de la Côte-du-Sud, vous allez devoir vous battre».
M. Hervé Dancause, le nouveau président de la Côte-du-Sud, et Mme Céline Dumont, administratrice, ne lancent pas la serviette et souhaitent conserver l’entité de la Côte-du-Sud qui fêtait son 60e anniversaire cette année. Mais pour ce faire, ils savent très bien qu’il leur faudra compter sur un appui concret de leurs membres au moment opportun.
Nouveau directeur
En poste depuis 11 ans, Mme Johanne Laplante a quitté sa fonction de directrice générale de l’UPA de la côte-du-Sud pour aller travailler à la Financière agricole du Québec. Les administrateurs de la fédération régionale se donnent de trois à six mois pour lui trouver un successeur. D’ici là, ils pourront compter sur l’aide d’un directeur intérimaire de la Beauce pour assurer la bonne marche de leur fédération.
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