Armagh, le 6 décembre 2011 – La MRC de Bellechasse a transmis, le 30 novembre dernier, une
mise en demeure au ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs
(MDDEP) lui signifiant qu’il s’expose à des poursuites. La mise en demeure enjoint aussi le
ministère à délivrer le plus rapidement possible un certificat d’autorisation pour permettre la
réalisation de travaux d’urgence dans la rivière Armagh.
Dans la lettre adressée à Mme Isabelle Olivier, directrice du bureau de la Direction régionale de la
Chaudière-Appalaches, les procureurs de la MRC affirment que cette dernière n’est pas en mesure
de respecter son obligation légale de rétablir le libre écoulement de l’eau, selon l’article 105 de la
Loi sur les compétences municipales (L.C.M.) et que, par conséquent, le ministère lui sera
substitué dans d’éventuelles poursuites en dommages et intérêts dont la MRC de Bellechasse
pourrait faire l’objet.
La MRC a donc pris les grands moyens pour se faire entendre, faire réagir les instances
gouvernementales, mais surtout pour obtenir un dénouement favorable dans un dossier critique
pour la sécurité des citoyens d’Armagh et de Buckland et pour la protection des biens personnels
et municipaux.
Le passage de la tempête tropicale Irène, les 28 et 29 août derniers, a causé de nombreux dégâts
dans la MRC de Bellechasse, entre autres dans la rivière Armagh où des travaux d’urgence sont
essentiels pour que la rivière reprenne son lit naturel.
C’est une fin de non-recevoir, de la part du MDDEP, d’octroyer à la MRC le certificat d’autorisation
nécessaire pour que cette dernière entreprenne des travaux d’urgence dans la rivière Armagh, qui
a soulevé la colère du préfet de la MRC de Bellechasse, M. Hervé Blais, et des deux maires des
municipalités concernées, M. Guylain Chamberland, maire d’Armagh, et Mme Juliette Laflamme,
mairesse de Buckland. Selon ces élus, il est inconcevable et irréaliste d’imposer la réalisation d’une
étude d’impact longue et coûteuse, alors qu’il faudrait que les travaux d’enlèvement des sédiments
soient déjà effectués.
Plusieurs rencontres entre des intervenants du MDDEP et de la MRC ont eu lieu depuis le
21 septembre dernier. Pour la MRC, les maires et les citoyens des municipalités concernées, il faut
agir immédiatement en prévision des crues printanières sans oublier aussi la crainte d’un
événement climatique exceptionnel. Ainsi, même la pluie des derniers jours soulève de
l’inquiétude.
Pour le préfet de la MRC, M. Hervé Blais, il y a urgence d’agir. Il ajoute « l’inertie du MDDEP
menace la sécurité des citoyens et de leurs biens durement acquis. »
Source : Hélène Barnard Pour information : Hervé Blais
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