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Pourquoi la goélette Grosse-Île n’est toujours pas à flots?


Collaboration
spéciale
Sur le quai du port de Québec, un étrange bateau du passé est délicatement posé sur un socle métallique. Emballé comme dans un papier cadeau pour jouet de Noël, le vieux voilier en bois semble renaître de ses cendres, grâce à la main experte d’un marin d’origine suisse, qui en termine la restauration. Ce vieux navire est le dernier descendant d’une lignée plusieurs fois séculaire de bateaux en bois, appelés des goélettes.
Didier Épars, le propriétaire de la dernière goélette à quille, en bois massif et à voiles du Saint-Laurent, est déterminé à la faire voguer dès cet été depuis Montmagny. Pourtant les vents ne lui sont guère favorables.
L’histoire d’un voilier historique du Saint-Laurent
La goélette est un type de navire nord-américain développé pendant plus de deux cents ans sur l’ensemble de la Côte Est de l’Amérique du nord. Les goélettes du Saint-Laurent ont un style particulier, propre au golfe et à l’estuaire. « Grosse Île » est la dernière goélette traditionnelle à quille du Saint Laurent encore en état de naviguer, le seul voilier historique ayant une certification de plus de 12 passagers sous voiles au Québec. Chose étrange, sa coque en bois massif a été construite au milieu du 20e siècle pour le compte du Ministère de la Défense. Le savoir-faire artisanal du siècle précédent était encore connu des charpentiers maritimes dans les années 40. Ce qui permet à ce navire d’avoir une quille identique à celle de milliers de goélettes à voiles du Saint-Laurent, construites à partir du 18e siècle. Grosse-Ile est tout à fait représentative de cette longue lignée dont elle respecte les attributs habituels, soit un navire de 60 tonneaux pour 60 pied de long au pont et 18 pieds de large au maître-bau. Elle fait exactement 54,6 tonneaux. En 1874, on enregistrait au port de Québec plus de 110 goélettes ayant ces caractéristiques.
Didier Épars veut restaurer ce voilier pour amener des touristes
Didier Épars a acheté ce navire il y a vingt ans déjà. C’était une goélette à moteur, seule la coque ressemblait à celle des voiliers du 19e siècle. La goélette Grosse-Île était la propriété du ministère de la Défense jusqu’en 1974. Elle était officiellement utilisée pour desservir Grosse Île, une île de quarantaine du gouvernement fédéral, puis un lieu d’expérimentation militaire. Depuis que monsieur Épars effectue des travaux sur ce bateau, il a comme objectif de le transformer en voilier historique, destiné au transport du public. « Nous avons pris le parti, après consultation d’ethnologues maritime de remettre la goélette Grosse-Ile à voile, bien qu’elle ne fut jamais grée en voilier lors de son exploitation par le ministère de la Défense », indique en entrevue Didier Épars. Cela lui a coûté cher. Selon Didier Épars, « le coût global des restaurations sur ce navire est de près de 1,5 millions de $, dont le 1/3 en subventions publiques. Les 2/3 sont des investissements privés », dont une large part que Didier Épars affirme avoir payé de ses propres deniers. Cet argent n’est toujours pas suffisant. Monsieur Épars constate qu’il est difficile de changer la nature d’un navire et de s’improviser croisiériste. Il l’apprend à ses dépens.
La restauration du navire en un voilier et son exploitation pour croisières ne font pas l’unanimité.
Le 10 septembre 2007, le classement comme bien patrimonial et les subventions publiques qui peuvent suivre, ont été refusés à la Goélette Grosse Île par le Ministère de la Culture, en vertu de la Loi sur les biens culturels. La principale raison évoquée est que le navire a subi des modifications affectant son degré d’intégrité, dont l’allongement de sa coque et sa transformation en voilier, alors qu’à l’origine, il avait le gréement d’un caboteur propulsé uniquement à moteur. En réalité, « les travaux réalisés ne sont qu’une mise aux normes de sécurité contemporaines », prétend Didier Épars. Se demandant si la raison invoquée pour ce refus était la seule, Didier Épars a présenté une demande d’information au titre de la loi sur le droit à l’information des organismes publics. Les raisons de l’avis écrit négatif du ministère, qui lui ont été transmises, comportent des zones entières camouflées.
Le 21 février 2011, le Centre d’aide aux entreprises de Montmagny et le Centre local de développement ont refusé dans une lettre commune d’aider à financer le projet présenté par Didier Épars, le qualifiant de trop hasardeux. En cause, le refus de considérer cette goélette comme bien patrimonial par le ministère de la Culture du Québec. Ce qui est aussi reproché au projet, c’est son absence de port d’attache défini (Montmagny, Saint Jean Port Joli..) et…la concurrence existant déjà! « Notre région offre déjà des forfaits pour les îles et Grosse-Île en particulier. L’apport d’un nouveau joueur dans le même marché doit être considéré », est-il écrit dans la lettre de refus.
« À chaque fois que je fais une demande de subvention publique, il y a toujours une intervention politique pour s’opposer à mon projet », regrette Épars. « Je ne demande plus de subvention, mais un prêt garanti par une hypothèque sur le navire. C’est un projet qui peut beaucoup apporter dans la région. Que l’on cesse de toujours prétendre que c’est un processus d’affaires qui ne fonctionnera pas. Je souhaite que Grosse Île navigue et que l’on me foute la paix ». Mais le Québec et ses autorités ne semblent absolument pas convaincus par la nécessité de préserver ce navire et de l’exploiter dans le golfe du Saint-Laurent.
La goélette à voile restaurée pourrait faire partie du patrimoine...en Europe! « La restauration d’un navire traditionnel n’implique pas que le navire doit être ramené à son état d’origine », est-il écrit dans la Charte de Barcelone, adoptée en 2002 par le groupe de travail du Patrimoine Maritime Européen. « La conservation et la restauration de navires traditionnels visent à les sauvegarder en tant qu’œuvres d’art ou de témoins d’histoire ou afin de perpétuer les savoir-faire traditionnels. La notion de patrimoine maritime navigant concerne le navire traditionnel qui témoigne d’une civilisation particulière ou d’une évolution significative ainsi que de la navigation traditionnelle et des savoir-faire des marins et des constructeurs de bateaux », prévoit encore cette Charte. « Je peux vous confirmer la qualité de la restauration de cette unité et le souci de se conformer aux pratiques artisanales de l’époque », nous écrit l’Amiral Georges Prud’homme, qui est Vice président de la Fondation du Patrimoine maritime et fluvial française. « Malheureusement, la Canada n’a pas encore élevé son patrimoine maritime au rang de patrimoine culturel. Le temps presse, Grosse Île est un maillon essentiel dans ce domaine. En France, cette goélette aurait été labellisée Bateau d’intérêt patrimonial par le gouvernement ». La ministre de la Culture, Christine Saint-Pierre, interrogée par l’Oie Blanche sur cet avis, a déclaré : « vous comprendrez que je ne peux pas commenter cette lettre».
Mystère, deux poids et deux mesures, ou crédibilité du porteur de projet? La dernière subvention publique refusée en février par les paliers provincial et fédéral semble rejeter une partie de cet argumentaire pour des raisons objectives. Ils écrivent : « Nous ne pouvons appliquer les normes européennes à votre projet, puisque l’historique maritime du Québec ne peut se comparer à celle de l’Europe ». Mais plus loin, dans la même décision, il est mentionné que le dossier présenté « recèle de nombreuses faiblesses et présente surtout des généralités. Quelle est votre clientèle cible? Comment allez-vous la rejoindre? » Le dossier a-t-il été présenté avec suffisamment de sérieux?
Didier Épars n’est pas découragé pour autant et croit plus que jamais à son projet, puisqu’il y travaille tous les jours sur les quais de Québec. Il ne croit pas aux arguments qui lui sont opposés. Il se demande pourquoi il y a deux poids et deux mesures. « En commission parlementaire, lors de la préparation de la loi 82 sur les biens culturels, je me suis publiquement demandé pourquoi la seule autre goélette du Québec, la « Marie-Clarisse », qui appartient à Loto-Québec, et qui n’est ni en état de navigation ni autorisée à transporter des passagers, en est à son 4e million de subventions, tout en étant incapable de satisfaire aux normes de préservation patrimoniale du Musée Maritime de Charlevoix? » La goélette pourra-t-elle au moins être considérée comme un bien culturel par la nouvelle loi 82? Difficile de le croire dans le contexte de ce dossier. Pour expliquer tous ces refus auquel il fait face, monsieur Épars se demande s’ils ne sont pas liés à une rumeur, selon laquelle son navire « aurait transporté des produits dangereux lorsqu’il desservait Grosse Île pour la Défense Nationale. Cette île a peut-être servi de cadre à des expériences bactériologiques », croit monsieur Épars. «Est-ce la principale raison cachée qui bloque tout projet relatif à ce navire? ».
L'Oie Blanche a décidé de présenter une demande d'accès à l'information pour connaitre les raisons de ces refus répétés.

Rédigé à 06:02 dans Actualité, Côte-du-Sud, Goélette Grosse-Île, Gérard Samet, MRC L'Islet, MRC Montmagny | Lien permanent | Commentaires (0)

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Montréal-Québec en moins de deux heures, Québec-Rivière-du-Loup en une heure !




Collaboration spéciale
Une voie ferrée ordinaire peut accueillir des trains qui roulent à plus de 200km/h. c’est une question de tracé et d’entretien. Au Québec, la ligne qui va de Lévis vers la Gaspésie, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle Écosse, de même que celle qui rejoint Québec à Montréal, puis se dirige vers Toronto, seraient utilisables à plus de 200km/h. Les seules limites : la classe de la ligne, le plafond actuel au Canada étant de 110 miles/h (180 km/h), l’entretien des voies, le nombre de voies d’évitement, la signalisation, l’aménagement des passages à niveau. Aucun rapport avec les travaux gigantesques que nécessite une ligne nouvelle, ni en coût, ni en temps. La ligne nouvelle sera bienvenue. Mais pour la prochaine décennie, ces travaux d’entretien élargis permettraient de relancer le transport des passagers en deux ans. Pourquoi se priver d’un Montréal-Québec en moins de deux heures et d’un Québec-Rivière du Loup en une heure ?
Pour améliorer le débit d’une voie ferrée
Au Québec, sur la ligne de la Côte Sud, il n’est pas rare de ne pas voir passer plus de dix trains par jour. En Europe, sur une voie ferrée unique de ce type, il est possible de faire passer un train toutes les quelques minutes. Les trains se suivent, se dépassent et se croisent sur de longues voies d’évitement.
La capacité théorique d’une section de ligne est mesurée en nombre de sillons horaires pouvant être tracés, en respectant les intervalles obligatoires de sécurité (espacements) et ceci pendant une période donnée. Il faut tenir compte des qualités de la voie ferrée (entretien, courbes, déclivités, épaisseur des rails, vitesse limite autorisée) et du type de trains (poids, longueur, vitesse, arrêts en gare, performances d’accélération et de décélération). Les moyens usuels d’augmentation du nombre de circulations de trains pendant une période de temps sur une section donnée sont les suivants
• augmenter le nombre de sillons horaires en construisant un plan de transport organisé pour éviter de consommer inutilement de la capacité, en raison de trains en sens opposés ou dont la vitesse n’est pas la même.
• augmentation du nombre de voie d’évitement.
• intégration des progrès techniques en signalisation .
La relance du Québec Central
Le gouvernement du Québec a racheté ces lignes lors de leur faillite il y a environ cinq ans. L’objectif est de relancer les trafic des marchandises, notamment du bois, pour libérer les routes de la région de l’important trafic de poids lourds et de limiter par ce moyen l’émission de gaz à effet de serre.(GES) La réouverture du Québec Central signifierait la réouverture du trafic de fret entre Sherbrooke, Québec, Vallée Jonction et Lac Frontière. Les élus commencent à entrevoir que le redéveloppement du chemin de fer est une solution à long terme pour l’avenir. Un long wagon peut enlever jusqu’à une quinzaine de camions de la route. La croissance du coût du pétrole est également un facteur favorable au ferroviaire, puisque l’utilisation de l’énergie nécessaire est très inférieure au transport routier pour transporter le même volume. « Nous allons interroger les industriels qui sont situées le long de la voie ferrée et déterminer leur problématique de transport. Le transport de marchandises par voie ferroviaire est très avantageux sur le plan économique », indique Laurent Lampron, directeur général de la Conférence régionale des élus de Chaudière Appalaches, la CRÉ. Il lance une étude auprès des entreprises implantées le long de la ligne du Québec Central afin de déterminer le trafic potentiel et la viabilité de la réouverture possible à l’exploitation ferroviaire. Pourtant cette étude ne portera pas sur les besoins du trafic de passager, alors que la desserte pourrait intéresser les grandes régions de Sherbrooke et de Québec, voire le trafic interurbain entre ces deux villes.
« Il n’y a pas d’enquête pour vérifier le potentiel de voyageurs de la ligne, parce que la densité de la population y est insuffisante », indique monsieur Lampron. « Mais les résultats de notre enquête seront regardés avec beaucoup d’intérêt depuis Rivière du Loup jusqu’à Trois-Rivières. Si le trafic fret devait reprendre, il serait alors possible d’étudier la possibilité d’un trafic de voyageurs sur les tronçons de la ligne qui desservent des populations plus importantes comme la région de Québec. Le résultat de l’étude sera connu en fin d’année. Nous espérons que les entreprises voudront bien accueillir les consultants qui mènent l’étude ».

Rédigé à 06:49 dans Chaudière-Appalaches, Gérard Samet | Lien permanent | Commentaires (0)

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Un homme fort, un entrepreneur rationnel, peut-il demander de l’aide?


Collaboration spéciale
«Je voulais me venger de ce que les autres m’avaient fait endurer. Devenir le plus gros producteur d’œufs et de volailles au pays était lié à ma rage de dépasser les autres, pour prouver que j’étais quelqu’un, le meilleur….». Les centaines de convives écoutent dans un silence total, captivés par ce grand entrepreneur qui a accepté de lever les voiles sur sa vulnérabilité. Jean-Paul Ouellet a réussi, mais à quel prix?
Derrière la façade de l’entrepreneur prospère et rationnel, dur en affaires, se cachait une très grande souffrance. Le capitaine d’industrie dirigeait son navire en prenant tous les risques. Pour devenir toujours plus gros, mais ce n’était pas par appât du gain. Il consulte la psychologue du travail Pierrette Desrosiers afin que ses employés puissent se sentir plus heureux au travail et supportent la croissance de l’entreprise. Mais, par un retournement de situation théâtral, c’est le chef d’entreprise qui va être l’objet de l’attention de la psycoach, non sans difficultés.
Un homme fort, un entrepreneur rationnel, peut-il demander de l’aide?
Jean-Paul Ouellet était esclave de son enfance, de la pauvreté de ses jeunes années et des mauvais traitements subis par ses condisciples. «Et, Toilette, il parait que tu portes mes culottes?». Le sobriquet utilisé par les autres, pour se moquer de ses vêtements de récupération et de son manque d’aptitude scolaire, vont marquer profondément Ouellet. Il va passer sa vie à vouloir se venger et montrer aux autres qu’il était devenu quelqu’un, qu’il avait conquis le pouvoir et l’argent. Grâce aux valeurs de ses parents, il ne va pas se tourner vers le crime organisé qui le fascinait dans ses jeunes années. En sortant de l’école à 16 ans, il va entamer une aventure entrepreneuriale avec ses hauts et ses bas. Sa réussite remarquable va être nourrie au carburant de la rage de vaincre, de la vengeance de la petite victime des autres élèves, à la recherche inconsciente de sa propre valeur d’être humain. Mais il passait à côté de la vie. Ses motivations- pulsions ne lui permettaient plus d’expliquer rationnellement ses décisions. Il était devenu un souffrant, emprisonné par sa propre vie. Il voulait toujours plus, devenir le numéro 1 au pays. Sa fuite se compensait par l’alcool, le sexe, la drogue. Jusqu’où allait-il s’autodétruire? Le changement viendra de Pierrette Desrosiers, rencontrée pour son entreprise, à qui il va finalement se confier.
Dans le cadre d’un souper bénéfice au profit de l’Ancre, Pierrette Desrosiers a présenté une histoire inspirante.
Le sujet a inspiré les partenaires de l’événement, au premier rang desquels apparaît la Fédération des producteurs de lait du Québec, affiliée à l’UPA, qui a procuré les fromages québécois consommés. Partenaires également le journal l’Oie Blanche et le mensuel La Vie Agricole, dont la maison d’édition a publié le livre des Pierrette Desrosiers et Jean-Paul Ouellet, ainsi que Charles Proux, président régional de l’UPA Côte du Sud. La Conférence a été donnée dans le cadre de la campagne de financement de l’Ancre, un organisme qui œuvre au soutien des familles qui connaissent des problèmes de santé mentale.
J’ai appris à gérer mes émotions : Ouellet.
«J’ai pris conscience de mon inconscience», raconte Jean-Paul Ouellet. Seules ses impulsions le faisaient courir. Il était guidé par sa rage destructrice, par des humeurs changeantes qui lui donnaient parfois le sentiment d’être un surhomme, que rien ne pouvait arrêter, et parfois le laissait en grande dépression, ce que l’on nomme la bipolarité en psychologie. Son mal de vivre et le lien de confiance qui est né entre lui et Pierrette Desrosiers l’ont encouragé à aller en thérapie. Il avait besoin de se confier, de parler de l’envers de son apparence. Grâce à sa ténacité et sa motivation, il est progressivement parvenu à gérer ses émotions.
Si vous ne gérez pas vos émotions, ce sont elles qui vous gèrent : Desrosiers
«Jean-Paul Ouellet est un modèle de transformation», explique Pierrette Desrosiers. «Il a brisé par son humilité et son courage un des premiers tabous, celui de l’homme fort, de l’entrepreneur rationnel. Il est sorti de la folie, des idées de grandeur, des ambitions démesurées. Il est devenu serein et plus sage en reprenant le contrôle de sa vie». Madame Desrosiers estime que la dimension émotionnelle est ce qui fait la différence entre les êtres. «Le quotient émotionnel est plus important que le quotient intellectuel lorsqu’il s’agit de leadership». Il faut donc apprendre à gérer les croyances individuelles qui génèrent les émotions. Ce domaine est important : les problèmes de santé psychologique sont la première cause d’absence prolongée au travail. Pierrette Desrosiers insiste sur la recherche de la connaissance et de la maitrise de soi. «Plus je suis conscient, plus je suis producteur de ma vie». Elle conseille d’utiliser les pensées socratiques pour prendre ses décisions d’affaires : est-ce vrai, est-ce bon, est-ce utile ?
Les convives ont été touchés par l’authenticité du témoignage de Jean-Paul Ouellet.
Les témoignages recueillis en fin de soirée ont tous montré une très grande sensibilité au cas de monsieur Ouellet. Son acte d’humilité, son témoignage public de ce qu’il a vécu est une grande leçon. En particulier pour les jeunes qui peuvent partager son expérience. Tout le monde espère que sa thérapie lui permettra de sortir durablement de sa souffrance et de connaître véritablement le bonheur qu’il prétend avoir trouvé. Jean-Paul Ouellet espère que son histoire pourra aider les gens.

Rédigé à 10:22 dans Actualité, Gérard Samet, MRC Montmagny | Lien permanent | Commentaires (0)

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Grand succès du 8e souper bénéfice du Mérite de l’Oie d’Or

Ce souper est un des grands évènements de Montmagny. Il a réuni plus de trois cents personnes samedi dernier au restaurant du golf, en présence de nombreuses personnalités et du député provincial Norbert Morin.
Les fonds amassés lors de ce rendez-vous annuel, organisé par la Société d’Aménagement et de conservation des Oiseaux Migrateurs de Montmagny (SACOMM), « contribuent à la soutenir dans ses actions et l’aménagement du territoire qu’elle a sous sa garde », déclare son Président Michel Lavoie. « Les contributions financières reçues nous permettent de financer des projets spéciaux, puisque nous ne recevons aucune subvention », affirme Jean-François L’Écuyer, directeur de la SACOMM. Il prend l’exemple du projet de sentier pédestre ZEC nature et de ses panneaux d’interprétation. « Cette initiative, dévoilée lors de cette soirée, est intégralement financée grâce au souper bénéfice annuel ».
Les ambitions de la SACOMM
Cette corporation à but non lucratif, mandatée par le gouvernement provincial pour gérer la Zone d’exploitation contrôlée (ZEC) de l’OIE BLANCHE à Montmagny, affiche une vision qui se décline en des objectifs et des actions stratégiques. Elle souhaite contribuer à maintenir une population d’oies en santé, sans menacer l’intégrité écologique de ses habitats naturels et en minimisant leurs impacts négatifs en milieu agricole dans les secteurs et les cultures les plus à risque. Elle a également pour ambition de maximaliser les possibilités de chasse et d’observation en favorisant d’importantes volées d’oies. Il est donc primordial de parfaitement gérer « le passage de milliers d’oies blanches, qui s’arrêtent chez nous deux fois par année pour refaire le plein », a indiqué Jean Normand, président d’honneur de l’événement, lors de son allocution d’ouverture. « Notre municipalité est privilégiée », estime-t-il. « Grâce au travail extraordinaire de la SACOMM, notre oiseau emblématique est mis en valeur et protégé. Pour poursuivre leur excellent travail, les membres de cette organisation ont besoin de l’appui de personnes telles que vous ! »
Le Souper
Le maitre de cérémonie, madame Stéphanie Lecours a officiellement ouvert la soirée en Présentant le Conseil d’administration de la SACOMM. Plusieurs prix ont été attribués pendant l’événement. Le président Michel Lavoie a d’abord remis une lithographie au docteur Ghislain Lepage, représentant de la Fondation de l’Hôtel Dieu de Montmagny. Puis ce furent successivement les remises des Mérites 2010, ceux du Bénévole à Benoît Duval, et du Chasseur Excellence à Hugo Canuel, au nom du Groupe Emmanuel Caron, par Sébastien Cloutier Fortin, directeur de la SACOMM ; celui de la Reconnaissance à Richard Lavoie par Jean-François L’Écuyer ; enfin celui de l’Oie d’Or à madame Lise Vachon, notre présidente, en sa qualité de présidente du tournoi Opti Pee-wee, par Michel Lavoie.
Ce souper a été l’occasion choisie pour dévoiler officiellement la Station Zec Nature de la SACOMM. Il s’agit d’un magnifique sentier pédestre, parfait pour admirer le fleuve, situé sur le territoire géré par la SACOMM, que l’on pourra parcourir du 15 mai au 15 septembre. Jusqu’ici, ce sentier n’était pas ouvert au public. Il constitue une zone privilégiée pour l’observation des oies, des canards, des oiseaux et des renards. Son accès nécessitera une autorisation gratuite délivrée par la SACOMM par simple inscription à l’entrée de la ZEC. Il comporte également un parcours pédestre parallèle au sentier, le long du rivage et praticable à marée basse. Ce sentier relie, le long du rivage, la Rivière à la Caille au chemin Arsenault, situé derrière les galeries de Montmagny et sur lequel est érigée pour l’instant une barrière. Sept points d’accès au rivage sont prévus. Le député Morin veut plus de coopération entre la municipalité et la SACOMM.
« La SACOMM fait un beau travail, elle a un beau projet », estime Norbert Morin, député provincial. « Je vais faire ce qui est nécessaire pour favoriser le dialogue entre la SACOMM et la municipalité ». Cette déclaration a été faite en présence de monsieur L’Écuyer, directeur de la SACOMM et du journal l’Oie Blanche. La SACOMM a également eu des contacts informels avec des représentants de la Ville, dans le but d’organiser une rencontre et de mieux coopérer, afin de défendre la marque « Montmagny, capitale de l’Oie Blanche » et de prendre les initiatives conjointes nécessaires pour que les oies restent plus longtemps à Montmagny lors de leurs passages. Conformément à la mission et aux ambitions de la SACOMM qui doit favoriser l’observation et la chasse de ce fier oiseau.

Rédigé à 10:17 dans Gérard Samet, MRC Montmagny | Lien permanent | Commentaires (0)

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Débat autour du quai de Berthier ? Retour sur l’exclusivité Lachance


Collaboration spéciale

Le remarquable projet d’aménagement de la Marina de Berthier sur mer, porte d’entrée du site historique de Grosse-Île, illustre une volonté commune forte de toutes les parties concernées. Il ne s’était plus investi autant d’argent dans la région, depuis très longtemps, pour ce type d’infrastructure. L’originalité du plan est de tirer partie des travaux de dragage liés à l’envasement, qui sont nécessaires tous les dix ans, pour aller beaucoup plus loin. Les différents intervenants concernés ont décidé de revaloriser la destination Grosse-Île, pour attirer plus de touristes et de voyageurs corporatifs. Il faut s’en féliciter. Le trafic des passagers devrait progressivement augmenter de plusieurs milliers de personnes chaque année. Mais faut-il pour autant ne pas vérifier, qu’un investissement de 4 millions de $, dont 3 millions d’argent public, soit utilisé de façon équitable ?
Les Croisières Lachance, qui détiennent l’exclusivité de la desserte de Grosse-Île, se sentent remises en cause.
Jean-François Lachance, des Croisières Lachance, a contacté le journal pour indiquer qu’il n’avait pas demandé d’argent public et que le CLD n’était pas une référence dans l’utilisation de cet argent. Il a souhaité s’exprimer. Mais lorsque votre journal a tenté hier matin d’obtenir une déclaration officielle des Croisières Lachance, il s’est heurté au mutisme total, malgré 6 appels téléphoniques sur la boîte vocale de Jean-François Lachance. En allant sur place pour prendre un rendez-vous avec un représentant des Croisières, la réceptionniste a montré la porte au journaliste de votre journal. Devant ce comportement désagréable et surprenant, votre journal a annoncé qu’il se présenterait à 15h avec micro et caméra. Préalablement à sa venue, une menace de poursuites a été téléphonée au bureau du journal. Sur place, il n’a pas été possible de rencontrer un responsable. (Voir vidéo)

 

 Pourquoi une telle agressivité ?
C ‘est que le projet conjoint Marina et Municipalité, en coopération avec la corporation de Grosse-Île est d’envergure. À ce titre il bouscule les situations. Il s’agit d’un concept d’aménagement et d’interprétation très ambitieux, que l’on nomme « Parc fluvial de Berthier-sur-Mer » et dont l’objectif est d’offrir une porte d’entrée digne de ce nom à Grosse-Île. Nathalie Cloutier,  Commissaire industrielle et touristique au CLD de la MRC de Montmagny, a fait parvenir au journaliste de l’Oie Blanche un texte précisant les chiffres de l’investissement annoncé. Heureux de cette contribution, votre journaliste a obtenu un rendez-vous avec madame Cloutier.
Sur les millions du projet Berthier-Grosse-Ile
Selon Nathalie Cloutier, « il existe trois projets différents qui ont été coordonnés pour devenir le grand projet que nous connaissons ». Celui du Havre de Berthier (la Marina), celui de la municipalité de Berthier et celui de Grosse-Île. « Chacun de ces projets est distinct », explique madame Cloutier. « Chacun d’eux a fait l’objet d’une analyse de ses coûts et d’un financement séparés, mais coordonnés avec le projet global. À chaque fois, pour respecter les règles du financement public, il fallait un apport privé et l’argent public provient d’un palier différent ».
La répartition en trois projets se répartie ainsi :
-Le Havre, qui gère la Marina, devait procéder à des travaux de dragage.
-La municipalité de Berthier sur mer voulait bonifier ses infrastructures de services portuaires. L’objectif commun de la Ville et de la Marina est d’aménager ensemble leurs terrains pour y proposer des aires d’observation et d’interprétation (une vitrine du fleuve, de son archipel et de Grosse-Île) et des équipements de service renouvelés (gare maritime, boutiques, stationnements).
-Corporation pour la mise en valeur de Grosse Île, qui est le gestionnaire de Grosse-Île pour le compte de Parcs-Canada, souhaitait depuis longtemps améliorer l’offre sur « cette destination d’exception, celle que peut représenter une Ile au milieu du Saint-Laurent ». En synchronisation avec tous les partenaires intéressés, cette corporation, qui est un organisme sans but lucratif, pilote un projet qui consiste en la revalorisation d’un grand bâtiment patrimonial désaffecté sur l’Île, pour servir de salle de réunion et de congrès pour des évènements corporatifs. La création de cet équipement va augmenter le nombre de nuitées auprès des hôtels de la côte sud.
Les coûts de chaque projet seraient les suivants :
-Le Havre de Berthier-Marina (dragage, pavillon des visiteurs, billetterie, bâtiment de service, promenades fluviales, signalisation, stationnement) : 1,4 millions $
-Municipalité de Berthier (débarcadère, équipements d’interprétation, bâtiment de service, aqueduc-égoût, signalisation, stationnement): 728 000$
-Corporation pour la mise en valeur de Grosse Île, le gestionnaire pour le compte de Parcs Canada (salle de réunion pour évènements corporatifs) : 1,5 millions $. Le total du coût du projet global à financer serait donc de 3,728 millions de $. La réalité, selon Nathalie Cloutier, serait donc « légèrement inférieure » à 4 millions de $.
Cela donnerait la structure de financement suivante :
Financement Public :
-Fédéral (Développement économique Canada, pour Grosse Ile) : 2,3 millions $
-Provincial : 328 000$
-Municipal : 214 000$ 
-Tourisme Chaudière-Appalaches : 100 000$ dans le cadre de son programme d’investissement conjoint avec Tourisme Québec.
-MRC : 75 000$ dans le cadre du Pacte rural, volet régional (car 75 % des visiteurs de Grosse-Ile passent au moins 1 nuit sur la Côte-du-Sud . Grosse-Île représente le forfait le plus vendu par les hôteliers.
-CLD : 60 000$ (3 fois 10 000$ pour chacun des projets, répartis sur deux exercices financiers).
Total financement public: 3,077
Financement privé :
-Marina (financement des 82 membres, dont les croisières Lachance) : 236 000$
-Autres fonds privés (collecte destinée à participer au projet de financement dans son ensemble) : 400 000$
Total financement privé : 636 000$
Ce qui donnerait un total financé de 3,713 millions de $ financés, dont 3,077 millions d’argent public.

Le financement public dépasse bien les 3 millions de $ annoncés par L’Oie Blanche dans sa version papier. En réalité, ce qui dérange est la retenue dans la remise d’une information précise par les parties concernées.
Sur la question Lachance !
L’exclusivité de la desserte de Grosse-Île depuis la Marina de Berthier interpelle à la lumière du projet. L’augmentation du trafic de passagers sera la conséquence directe de l’investissement de 3 millions de $ de fonds publics. Bernard Généreux, député fédéral sortant et candidat conservateur, a déclaré vendredi en point de presse, en compagnie du ministre Paradis, que le contrat Lachance serait échu en 2014, et qu’à cette date un appel d’offres serait tout à fait possible. (Voir vidéo).  

Norbert Morin, député provincial libéral  a déclaré ce samedi à l’Oie Blanche  que « le gouvernement allait ouvrir l’offre des croisiéristes au départ de Berthier. Nous n’avons pas d’hostilité de principe à plus de concurrence et à l’organisation d’un appel d’offre », affirme-t-il. « Ça va amener Lachance à être encore meilleur! ». Pourtant Nathalie Cloutier est choquée que l’on puisse remettre en cause l’exclusivité de Lachance : « Le contrat qui traite de la desserte de Grosse-Île est privé. Il a été signé entre les Croisières Lachance et la corporation du Havre. On ne voit pas ce qui obligerait les signataires à le rendre public. Les hôteliers vont bénéficier également de l’investissement, notamment celui de l’aménagement de l’équipement destiné à des activités corporatives sur Grosse-Île. Il va augmenter le nombre de nuitées dans les hôtels de la région de Berthier-Montmagny. Pourtant vous ne leur demandez pas de comptes ! »
L’Oie Blanche tente d’informer ses lecteurs. Le débat sur le maintien du contrat d’exclusivité en faveur des Croisières Lachance, malgré l’investissement public de plus de 3 millions de $, serait-il illégitime? À vous de juger.

Rédigé à 10:11 dans Actualité, Gérard Samet, MRC Montmagny | Lien permanent | Commentaires (0)

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Plus il y a d’oies, moins elles restent à Montmagny


Collaboration spéciale
Le retour des Oies à Montmagny ne sera pas durable si l’on ne prend pas de grands moyens pour les attirer.
En cause, le grand nombre d’oies et le manque de nourriture. Les oies venaient depuis toujours sur les battures de Montmagny lorsqu’elles étaient 20 000. Plus nombreuses, elles boudent Montmagny. Ses espaces sont insuffisants pour nourrir un million d’oies blanches, l’effectif atteint par le cheptel il y a dix ans en se nourrissant dans les champs de maïs. Ses battures, surpeuplées la nuit, n’ont plus de scirpes, littéralement dévorées. Les oies, qui viennent encore, vont se nourrir, lorsqu’elles le peuvent, dans les champs proches ou jusqu’en Beauce, en créant de nombreux dégâts. Pour sauver durablement la capitale de l’Oie Blanche, il faut changer de politique. État des lieux.
La chasse, pour limiter la croissance effrénée de la population
Il y a dix ans déjà, « la Grande Oie des neiges a été désignée espèce surabondante », rappelle le docteur Gilles Gauthier, professeur chercheur en biologie animale, spécialiste des oies blanches et des espèces nordiques à l’université Laval. « Le cheptel d’oies oscille depuis une dizaine d’années aux environs d’un million d’individus. La raison de ce contrôle provient du succès relatif de la chasse, qui est majeure pour limiter la population. Depuis la mise en place de la chasse de printemps en 1999, la population s’est progressivement stabilisée. La chasse contribue à l’équilibre fragile du nombre d’individus. Sinon la population d’oies continuerait sa forte croissance exponentielle ».
La chasse est plus développée aux Etats-Unis qu’au Canada, où elle suscite moins d’engouement. Selon Jean-François L’Écuyer, vice-président de la Sacomm qui gère la ZEC de Montmagny, « l’accès aux battures est un élément clé pour le développement de la chasse. La zone de chasse ne représente que moins de 5% de l’espace ». Il veut améliorer les services offerts aux chasseurs sur le territoire de la ZEC de l’Oie Blanche à Montmagny, notamment pendant la période de chasse automnale, de la mi-septembre à la fin novembre. Il reste toutefois optimiste. « Il y a moins de permis de chasse mais une augmentation du nombre de jours de chasse par rapport à l’année de référence en 1976. Ne serait ce que par l’ouverture de la chasse de printemps ». Mais pour développer la chasse et le tourisme lié aux oies, il croit qu’il est nécessaire de mettre en œuvre une politique générale de gestion des berges et de l’oie qui rassemble les trois parties en cause : les chasseurs, les observateurs et les agriculteurs. L’initiative existe. « Un plan pour la gestion intégrée de l’oie est proposé par le Service de la Faune du Canada et la MRC. Mais il nécessite la coopération des villes comme celle de Montmagny et des agriculteurs », estime L’Écuyer. « La Sacomm est ouverte au dialogue si on le lui demande ».
La Table de concertation sur la gestion de la Grande oie des neiges
Ce dialogue commence d’ailleurs timidement. Un Comité de gestion intégrée de la Grande Oie des neiges (maintenant dénommée Table de concertation sur la gestion de la Grande oie des neiges) réunit chaque année les principaux intervenants. En cause notamment les agriculteurs, qui subissent de nombreux dégâts dans leurs champs. « Il est nécessaire de s’organiser pour diminuer les dégâts agricoles », estime Bruno Nicole, un agriculteur de Montmagny qui représente la fédération de l’Union des Producteurs Agricoles de la Côte-du-Sud (UPA). Pour lui les dommages subis par les agriculteurs sont considérables surtout lorsque les oies viennent en avril. « Au printemps, les oies vont manger la graine en terre après les semis. En plus elles déposent énormément de mauvaises herbes sur les champs qui sont difficiles à éliminer. À l’automne, les dommages sont moins importants, puisque les oies ne s’aventurent pas dans les champs lorsque le maïs est debout. Mais elles envahissent les champs qui ne sont pas récoltés ».
La nécessité d’une politique coordonnée pour sauver le site de la capitale de l’Oie Blanche
Le cercle vertueux est facile à concevoir : moins d’oies, plus de nourriture, régénérer les battures et les scirpes, limiter les dégâts aux agriculteurs, développer la chasse et le tourisme. Mais comment y parvenir? « L’intervention de l’être humain a ses limites », raille Bernard Généreux, le député fédéral. « Il ne faut pas oublier que les oies sont des oiseaux migrateurs qui se déplacent ». Pour les attirer sur les battures en journée, il faut qu’elles y trouvent suffisamment de nourriture. Il estime que pour cela, il faut régénérer les battures « pour que la nature reprenne ses droits ». Un seul moyen selon lui, « que les oies aillent se nourrir ailleurs, l’alternance de la chasse est la bonne solution ». En clair, cela signifie que les zones de chasse doivent se déplacer. Lorsque l’on chasse sur une zone, les oies ne s’y nourrissent pas, ce qui permet aux scirpes de pousser à nouveau. Il est également possible d’offrir de la nourriture aux oies près des battures, ce qui les inciterait à demeurer sur les battures sans détruire le peu de scirpe qui y reste. Ce constat est aussi celui de Jean Guy Boulet, le gérant de la ZEC. « Si on n’entretient pas bien le site, les oies vont s’arrêter encore moins longtemps, par manque de scirpe. Qu’est ce qu’il faut faire, alors que nous tuons moins d’oies actuellement? ». Selon lui, il faut « alterner les zones de chasse tous les deux ou trois ans. En créant des cycles alternatifs de chasse et d’observation, les oies vont rester à Montmagny et les battures seront régénérées ». Benoît Gendreau de la MRC constate également que « les scirpes sont plus importants là où il y a de la chasse. Au bout de trois ans, si on pratiquait l’alternance, la quantité bionomique serait meilleure ».
La coopération nécessaire des agriculteurs et des chasseurs sous l’arbitrage de la Ville?
Mais l’alternance de la chasse et de l’observation ne suffit pas. « Il est important de favoriser des actions permettant d’optimiser et d’augmenter la quantité de nourriture disponible pour les oies, tout en minimisant les dommages qu’elles peuvent occasionner aux terres agricoles », estime Benoît Gendreau de la MRC. « La solution serait que les oies trouvent de la nourriture près de leur dortoir des battures ». Il préconise la collaboration des agriculteurs en utilisant pour cela les aides financières publiques disponibles. « Il serait possible de retarder le labour à la limite du possible, dans certains jusqu’au printemps, avec des incitatifs financiers. D’ailleurs cela diminue l’érosion des terres si le labour a lieu plus tard au printemps. S’il reste des résidus de culture, le sol n’est pas nu. Si certains champs étaient dédiés à cela, les oies seraient moins tentées par les cultures fourragères existantes. On pourrait maintenir les chaumes de mais dans les types de sol qui s’y prêtent ». Mais pour rendre possible ces idées sur le terrain, il estime que la Sacomm est concernée. « La chasse est aujourd’hui à 80% dans les champs, pas dans les battures. Il serait souhaitable de faire de l’aménagement en arrière. Il faudrait organiser les zones de chasse avec un affichage. L’alternance des zones de chasse est nécessaire dans les champs Il faut un dialogue entre les représentants des observateurs touristiques, des chasseurs et des agriculteurs ».
« Pas d’accord », dit L’Écuyer de la Sacomm. S’il partage cette approche sur les agriculteurs, il dénie que les chasseurs aient une quelconque responsabilité. « Il faut que les cultivateurs ciblés acceptent de laisser une partie des récoltes sur des terrains agricoles proches des battures, loin des zones de chasse et des effaroucheurs. Les tentatives d’affecter un champ à la nourriture des oies n’est pas nouvelle. La ville l’avait déjà fait en utilisant un terrain dont elle était propriétaire, situé derrière le concessionnaire Mazda ». Mais pour lui, « l’hypothèse de l’alternance des zones de chasse et d’observation pour préserver les battures n’est pas réaliste, puisque les oies se nourrissent la nuit, y compris sur les zones de chasse. Quand les oies arrivent aux environ du 15 avril, il n’y a pas de scirpe. Elles s’enfouissent la tête dans le sable pour trouver la racine. Puis elles montent dans les champs en recherchant le restant de chaume de l’année précédente. La pression de chasse sur les battures de Montmagny est inexistante. Les points de chasse utilisés chaque année ne dépassent pas la dizaine. Nous faisons déjà depuis des années la rotation des zones de chasse, en n’utilisant pas tous nos aménagements chaque année ».
Si tout le monde n’est pas d’accord, la solution passe effectivement par une concertation et une coopération de la Ville, des autorités, des chasseurs, des agriculteurs … et des observateurs. « Il faut créer un sanctuaire qui puisse se déplacer selon les années et alterner les phases de chasse et d’observation », estime le docteur Gilles Gauthier, professeur chercheur en biologie animale, spécialiste des oies blanches et des espèces nordiques à l’université Laval. « Pour l’observation, il serait nécessaire d’aménager des plates-formes d’observation dans les champs, près de la batture, près des aires de gagnage en bordure de la ZEC. Le problème est que certaines aires n’appartiennent qu’à certains agriculteurs. Malgré les compensations financières, ils peuvent se dire que la nourriture des oies n’est pas leur problème ». Jean-François L’Écuyer, vice-président de la Sacomm, est d’avis que ce projet de sanctuaire est une bonne idée, mais il doit se situer à un endroit fixe, dans les terres agricoles, sans avoir de conséquences sur les zones de chasse. « Une collaboration entre les propriétaires des champs, les chasseurs et les observateurs, pourrait apporter des retombées économiques supplémentaires », dit-il. Il a exprimé ce point de vue lors d’une réunion récente à la MRC en compagnie de MM. Daniel Racine et Benoît Gendreau. Il doit rencontrer le maire Desrosiers la semaine prochaine pour exprimer ce point de vue et lui présenter également un projet « top secret » concernant les battures. Ce projet au fort potentiel touristique porterait sur une meilleure accessibilité des battures et des berges du fleuve, sur le territoire de la ZEC, durant la période du 1er mai au 15 septembre.
Le maire Desrosiers se félicite du nouvel esprit qui anime tous les joueurs sur ce sujet important pour la Capitale de l’Oie Blanche. « On réussira à asseoir tout le monde à la même table, ça semble en bonne voie », vient-il de déclarer à notre journal. « Si tout le monde se dirige dans la même direction, une entente entre les intervenants pourra être signée ».
Au fond, c’est simple, il suffit d’avoir une véritable politique de gestion des battures pour les rendre attractives, en concertation avec les chasseurs et les agriculteurs. Sinon cela va éloigner les oies. Plus facile à écrire qu’à la réaliser sur le terrain avec des objectifs communs...
Pendant que Montmagny réfléchit, doucement, Environnement Canada fonce. L’objectif est de développer la Réserve nationale de faune du cap Tourmente. Le ministère fédéral invite les chasseurs à s’inscrire d’ores et déjà pour pouvoir chasser la Grande Oie des neiges à l’automne prochain sur le site du Cap Tourmente.

Rédigé à 06:48 dans Côte-du-Sud, Gérard Samet | Lien permanent | Commentaires (0)

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L’Oie blanche, le Retour?


Collaboration spéciale
L’automne 2010 aura marqué les esprits magnymontois.
L’Oie Blanche, ce symbole de Montmagny, est revenue. Pendant plus de six semaines, la majestueuse sauvagine a peuplé les battures et les rives du Saint-Laurent. La Ville avait pourtant pris son parti de la disparition progressive de cette magnifique ressource touristique. La reine des Oies blanches a-t-elle décidé de ramener son bon peuple en sa capitale? Enquête du journal bien nommé qui a questionné les familiers du grand volatile.
Montmagny reste une halte majeure pour les oies, parmi d’autres
« Contrairement à ce que prétend la Ville, il n’y a pas moins d’oies à Montmagny. On ne peut simplement pas accueillir le cheptel entier qui atteint maintenant un million d’oies», constate Jean-François L’Écuyer, vice-président de la Société d’aménagement et de conservation des oiseaux migrateurs de Montmagny (Sacomm). Les oies sont moins nombreuses dans la région de Montmagny, mais en proportion seulement. Elles y restent aussi moins longtemps. Ainsi le pourcentage des oies chassées à l’automne dans la région de l’estuaire a diminué, « passant de plus de 90% dans les années 1970 à près de 50% dans les années 1990. Récemment, le profil de migration a encore évolué avec la présence de plus d’oies dans la région du Lac Saint-Jean, ce qui entraine des répercussions sur la répartition de la population présente ailleurs au Québec », affirme Mark Johnson, porte-parole du Service canadien de la faune. Cette année, elles sont tout de même venues en grand nombre à Montmagny et « sont restées plus longtemps à cause de la température », fait remarquer Jean-François L’Écuyer.
Pourquoi les Oies sont-elles revenues?
Il ne faut pas oublier que Montmagny représente depuis un temps immémorial une halte sur le long chemin qui sépare l’Arctique de la Virginie aux Etats-Unis, là où les oies passent l’hiver dans un climat plus doux. « Cette année la récolte de maïs s’est faite très tôt au lac Saint-Jean, qui est leur escale précédente durant leur long vol vers le sud-ouest », croit Benoit Gendreau, le responsable du dossier à la MRC de Montmagny. « La nourriture dans les champs y était insuffisante, elles sont donc descendues vers le sud-ouest beaucoup plus tôt », ce qui pourrait expliquer leur arrivée massive très tôt en saison. Il y a eu aussi un phénomène météo : « Les oies voyagent avec les vents », rappelle Jean Guy Boulet, le gérant de la Zone d’exploitation contrôlée (ZEC), un espace public réservé à la chasse aux oiseaux migrateurs. « S’ils sont forts et portants à haute altitude, elles font moins d’arrêts intermédiaires, puisque leurs petits oisillons nés trois mois avant dans l’Arctique peuvent suivre. Ce phénomène naturel est quasi imprévisible, il dépasse tout le monde ». Cette année, les vents favorables, et le manque de nourriture plus au nord, ont dirigés les Oies blanches en grand nombre vers leur vieille capitale québécoise.
Montmagny, pompe à essence ou simple dortoir ?
Lors de leur passage au Québec, « la principale préoccupation des oies est de trouver une nourriture suffisante », explique Benoît Gendreau de la MRC, qui est aussi biologiste et chasseur. « Elles recherchent l’énergie nécessaire, sous forme de graisses, pour poursuivre leur migration ». Mais la pompe à essence de Montmagny s’est tarie. Seul le motel connaît encore un certain succès, mais il n’y a plus de service de déjeuner ni de souper. Pourquoi? Parce que les Oies ont découvert de nouveaux restaurants en cours de route : les champs de maïs! « Auparavant, les oies se nourrissaient surtout de scirpes sur les battures de l’estuaire, principalement dans la région de Montmagny et au sein de la Réserve nationale de faune du cap Tourmente », rapporte Mark Johnson. Mais les battures ont été détériorées par le grand nombre de volatiles. Pour les remplacer, « la grande adaptabilité des oies les a amenées à essayer les champs agricoles disponibles sur un vaste territoire ». Depuis le début des années 1960 et le développement de la culture intensive du maïs, elles ont plus d’inclination pour la qualité des champs agricoles sur l’ensemble de la plaine du Saint-Laurent et du lac Saint-Jean. « Le maïs est une excellente nourriture pour les oies. Il est plus riche que le scirpe en protéines », explique le docteur Gilles Gauthier, professeur chercheur en biologie animale, spécialiste des oies blanches et des espèces nordiques à l’université Laval. « Ce qui a eu comme conséquence que « la population globale de Grande Oie des neiges a augmenté de façon spectaculaire depuis 1965 ».
Le cheptel a connu une croissance exponentielle, passant de la quasi-extinction que représentaient les 20 000 individus d’il ya cinquante ans, à près d’un million actuellement. Ce nombre d’oies dépasse largement les capacités nourricières des battures magnymontoises. Lors de l’arrivée des oies fin septembre, les scirpes sont insuffisants pour les alimenter et les champs de la région de Montmagny ne sont pas coupés. Le site affiche rapidement complet et se détériore très vite. « Depuis que la quantité du troupeau d’oies dépasse la capacité d’accueil, le surplus se répartit partout au Québec », explique L’Écuyer.
« Pourtant 100 000 oies passent encore à Montmagny, où elles ont besoin instinctivement de revenir, pour dormir sur un plan d’eau. Elles broutent également la nuit ce qui reste des scirpes ».
Dans la journée les oies quittent les battures, parce qu’il n’y a plus de nourriture. « Les oies utilisent désormais le fleuve seulement comme dortoir », indique Benoît Gendreau. Dès le matin, elles prennent leur envol pour aller chercher de la nourriture en dehors des battures. « Les oies se rendent parfois jusqu’en Beauce pour trouver à manger », raconte Jean-François L’Écuyer. « Ce voyage ne représente aucune difficulté pour elles. Seulement, durant les quelques heures qu’elles passent en vol et pour trouver leur nourriture, elles ne sont pas présentes sur les battures. Leur absence ne permet ni de les observer, ni de les chasser ». Un phénomène que beaucoup ne croient pas irrémédiable.

Rédigé à 06:58 dans Gérard Samet, MRC Montmagny | Lien permanent | Commentaires (0)

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Rien n’est décidé pour les travaux du Palais de Justice de Montmagny


Collaboration spéciale
Renaud Lachance, le Vérificateur Général du Québec, a déposé, il y a déjà un an, un rapport mettant en cause l’irrationalité économique de l’offre des services de justice au Québec.
Le Ministère de la Justice du Québec prépare depuis sa réponse. Elle est longue à venir, puisqu’elle était déjà attendue au mois d’août. « Un Groupe de travail a été formé l’hiver dernier », confirme Joanne Marceau, la porte-parole du Ministère. « Nous attendons ses conclusions dans quelques semaines. Un plan d’action est toujours en cours de préparation ».
Les Québécois devraient apprendre en ce début d’année, quels sont les palais de justice qui fermeront au Québec pour des raisons de coûts et de rationalité d’utilisation.
Rien ne va plus dans l’administration de la justice québécoise.
Le Vérificateur Général a fortement incité le Ministère de la Justice à réfléchir à la rationalité dans l’offre de service des palais de justice au Québec. Il ne veut plus voir de «décisions incohérentes, comme la rénovation il y a deux ans du palais de justice de Cowansville pour 11 millions de $, alors que son taux d’utilisation n’est que de 14% ». Le Ministère a mis en place un groupe de travail, qui peine à rendre son diagnostic. Il est vrai qu’il est difficile, puisqu’il doit trancher et donner son avis en scellant le sort de plusieurs palais de justice peu utilisés : ceux qu’il recommandera de garder, entretenir et rénover et les autres, dont il va proposer la fermeture.
Seuls 1% des dossiers sont traités dans 11 des 58 palais de justice.
Le document du Vérificateur Général utilise des phrases cinglantes sur la façon dont est géré le service public de la justice. « Le ministère de la justice ne procède pas à l’analyse de ses principales données financières et administratives», écrit Renaud Lachance. Le ministère « ne s’est pas doté d’instruments pouvant réaliser une veille efficace du déroulement des activités, notamment ceux relatifs aux coûts». Le Vérificateur Général passe en revue le taux d’utilisation des salles d’audience, qui varie de 1% à 63% selon le palais de justice concerné. Seuls 1% des dossiers sont traités dans 11 des 58 palais de justice. Seul le palais de justice de Val d’Or en Abitibi dépasse son seuil critique d’utilisation avec un taux de 85%….ceux de Québec et de Montréal, qui comptent chacun plus de 20 salles, ont des taux d’utilisation qui tournent autour des 50% ».
La recherche de la rationalité dans l’utilisation des palais de justice
Le rapport du Vérificateur général porte en filigrane une critique de certaines décisions de rénovation, prises pour des raisons qu’il estime peu rationnelles. Il cite le cas des Palais de Justice insuffisamment utilisés, comme ceux de Cowansville et de Granby, distants de moins de 30 km. Selon monsieur Lachance, le ministère doit désormais utiliser une méthode rationnelle et justifiée pour décider de ses travaux. La fréquentation des palais de justice semble devenir un critère important pour décider de travaux de rénovation ou de leur fermeture. La recherche d’économies inquiète les avocats de Montmagny, une ville de Chaudière-Appalaches située à 80 km à l’ouest de Québec. Le maire et le député espèrent une décision favorable au Palais de justice de Montmagny.
Les travaux de rénovation de ce Palais de Justice du 19e siècle, qui devaient commencer, sont toujours en attente des conclusions du groupe de travail du ministère de la justice du Québec.
Tout est suspendu depuis le rapport du Vérificateur Général. Montmagny est un Palais de Justice important, puisqu’il dessert une population de près de 40 000 personnes. Il ne dispose pourtant que de deux salles d’audience, ce qui est loin d’être suffisant. Les calculs établis dans son rapport attribuent un taux de 27% à l’utilisation des salles d’audience, un taux assez faible et contesté à Montmagny, où l’on parle d’erreur, les experts auraient comptabilisé la salle de délibération du jury comme salle d’audience.
Du coup, les rumeurs font état du déménagement du palais de Justice de Montmagny à Lévis, à une soixantaine de kilomètres vers l’ouest; une ville dont la population augmente régulièrement depuis quelques années. Jean-Guy Desrosiers, le maire de Montmagny, ne peut imaginer une telle hypothèse : « Si on enlève toutes les institutions, cela va à l’encontre du développement du territoire», avait-il déjà déclaré l’été dernier. «Cela crée un problème d’accès. La justice doit être un service de proximité ». Si le Palais de Justice était fermé, les justiciables de l’est du Bas-Saint-Laurent devraient parcourir près de 250 km aller-retour pour rencontrer un juge.
Me Charles Lavoie, avocat à Montmagny et animateur du comité des avocats de la section locale du Barreau de Québec, a participé à des réunions sur la rénovation du Palais de Justice au ministère de la justice. Il est très inquiet. « Le fait que le groupe de travail n’ait pas rendu ses conclusions est symptomatique du peu d’intérêt du gouvernement. Il préfère se décharger de cette question et ne fait rien pour que l’on aboutisse», déclare-t-il. Comment rester sans travaux, alors que le bâtiment public du Palais de Justice n’est pas équipé pour l’accessibilité à la justice des personnes handicapées, qu’il ne respecte pas les normes contemporaines? » Il déplore l’absence de toute confidentialité des installations et l’encombrement des salles d’audience, qui retardent la rapidité du traitement des dossiers. « On tolère pour un édifice public une situation qui ne serait jamais acceptée dans un bâtiment privé». Jean-Guy Desrosiers intervient auprès des ministres concernés et du député Morin à ch
aque fois qu’il en a l’occasion, «pour leur rappeler que le Palais de Justice de Montmagny doit être préservé, que sa rénovation est prioritaire. J’ai gardé le bâtiment de l’ancien hôtel de Ville pour servir de Palais de Justice provisoire pendant les travaux. Mais je ne pourrai pas garder cette situation après le mois de septembre prochain. Cela coûte au contribuable d’entretenir un immeuble inoccupé. Il faut même le chauffer au minimum». Il espère une décision du ministère le plus tôt possible.
De son côté, le député Norbert Morin fait dire par son attachée politique, Mireille Thibault, qu’«une conférence de presse aura lieu ce jeudi. Tous les sujets importants pour le comté seront évoqués, y compris celui concernant le Palais de Justice».

Rédigé à 12:40 dans Actualité, Gérard Samet, MRC Montmagny | Lien permanent | Commentaires (0)

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