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L’Islet n’échappe pas à l’intimidation sur Internet


L'Oie blanche
En 2011, la Sûreté du Québec, poste de la MRC de L’Islet, aurait pu engager des poursuites judiciaires dans 7 ou 8 cas d’intimidation sur Internet subie par des jeunes de la région.
Le lieutenant Raymond Picard faisait ce triste constat alors qu’il dévoilait le bilan annuel du poste de Saint-Jean-Port-Joli en matière d’accidents routiers et de criminalité.
«Nous continuons la sensibilisation dans les écoles. Il se fait beaucoup de menaces sur les médias sociaux, mais les victimes nous contactent de plus en plus. Nous allons alors rencontrer ceux qui intimident. Et si nous n’allons pas en cour alors que nous le pourrions, c’est à la demande des victimes ou de leurs parents qui ne veulent pas avoir plus de problèmes» d’expliquer le lieutenant.
Criminalité
Si les crimes contre la personne (menace, harcèlement, intimidation) ont augmenté de 27, grimpant de 91 en 2010 à 118 en 2011, ceux contre la propriété ont diminué de 35, passant de 242 à 207. La baisse s’explique par une diminution du nombre d’introductions par effraction: 1001 en 2010 contre 66 l’an dernier: «À l’automne 2010, nous avons effectué plusieurs arrestations liées à ce type de méfaits et les effets se sont fait sentir en 2011» de préciser M. Picard. Le nombre de dossiers en matière de stupéfiants est demeuré sensiblement le même, soit 28 cette année contre 26 en 2010. Enfin, la SQ déplore un seul vol qualifié survenu à l’été dans une station-service de L’Islet où le bandit a pris l’argent de la caisse.
Pour revenir sur Internet, des citoyens se font encore prendre en envoyant de l’argent à l’être aimé... qu’ils n’ont jamais vu!
«Il n’y a pas de criminalité lourde sur le territoire de la MRC» de conclure le lieutenant Picard.
Sur la route
Le bilan routier ressemble à celui de 2010 avec 27 facultés affaiblies, 52 délits de fuite, 265 accidents matériels, 60 avec des blessés et trois avec décès. La plupart des délits de fuite concernent un accrochage non déclaré dans un stationnement.
Vingt-sept conducteurs ont été pris avec des facultés affaiblies comparativement à 28 en 2010: «Le fait qu’on dénombre peu de bars sur le territoire peut aider, mais il s’agit d’un souci constant pour nous» de dire le lieutenant Picard.
Tous les policiers du poste ont reçu une formation spéciale en 2011 pour détecter les conducteurs qui se trouvent sous l’effet de la drogue: «Il y a une procédure à respecter qui peut conduire à un échantillon d’urine» de lancer le lieutenant. Animaux
La SQ rapporte 60 accidents impliquant des animaux, dont 9 avec blessés. Par contre, on ne déplore pas de mort. Les secteurs les plus dangereux se trouvent sur la 204, la 285 et la 216 dans le sud du comté.
Bruit
En 2011, les 18 patrouilleurs du poste ont mis l’accent sur les véhicules bruyants, usant de répression envers les contrevenants. Semble-t-il que les effets ont été positifs et que la répression va continuer.
Pour ce qui est de la 132 où la sensibilisation était de mise avec l’opération lancée par Saint-Jean-Port-Joli, opération qui a fait couler beaucoup d’encre, les policiers vont réétudier la question avec la Municipalité.
Priorités
Pour 2012, les localités de la MRC de L’Islet ont demandé à la SQ d’accorder la priorité à la lutte au petit vandalisme, aux flâneurs, aux introductions par effraction et aux stupéfiants.

Rédigé à 07:24 dans Michel Chassé, MRC L'Islet | Lien permanent | Commentaires (0)

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Saint-Jean-Port-Joli veut le signal de Québec


L'Oie blanche
Répondant à une requête de citoyens concernant le service de télévision numérique offert par Videotron, la Municipalité de Saint-Jean-Port-Joli a adopté une résolution demandant à la compagnie de transmettre à nouveau le signal de base et en haute définition en provenance de Québec pour les stations affiliées de TVA, SRC et d’ajouter celui du canal V.
Cette initiative des élus fait suite au récent retrait du signal des stations TVA, SRC et V provenant de la région de Québec. Or, ce signal provenait depuis de nombreuses années des régions de Québec et Rivièredu- Loup.
À l’instar de ses citoyens, l’argumentation de la Municipalité et repose sur le fait qu’elle se trouve dans la région de Chaudière-Appalaches. En conséquence, les services gouvernementaux se trouvent vers l’ouest, qu’il s’agisse des divers ministères ou de la Commission scolaire de la Côte-du-Sud. Les élus rappellent également que les étudiants du niveau postsecondaire poursuivent majoritairement leurs études dans la région de Lévis ou de Québec, que les habitudes de commerce se déroulent dans le même sens et que les liens industriels s’orientent aussi vers l’ouest.
Les deux députés de la région ont reçu une copie de la résolution adoptée de façon unanime par les membres du conseil municipal de Saint-Jean-Port-Joli.

Rédigé à 07:20 dans Michel Chassé, MRC L'Islet | Lien permanent | Commentaires (0)

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Le chapiteau permanent portera le nom de L’Ancre, maison de la culture


L'Oie blanche
Après avoir fait couler beaucoup d’encre, le chapiteau permanent de Saint-Jean-Port-Joli portera finalement le nom de... L’Ancre, maison de la culture populaire. Ainsi en ont décidé les Port-Joliens lors d’un vote parrainé par le Municipalité.
Compte tenu de la controverse qui a entouré la dénomination de la bâtisse, la participation de la population s’est avérée plutôt faible. Sur les 2 137 bulletins dûment numérotés que les élus ont fait parvenir à chacune des adresses civiques de la municipalité, seulement 538 ont été remplis et retournés, soit un pourcentage de 25%.
La lutte fut assez serrée pour le choix du nom puisque «L’Ancre» a récolté 162 votes, contre 140 pour «La Vigie», 118 pour «Le Phare» et 118 également pour «Le Pilier». Par contre, la désignation «Maison de la culture populaire» s’est imposée plus facilement avec 53% des votes, contre 25% pour la Maison des arts populaires, 13% pour le Foyer de la culture populaire et 9% pour le Foyer des arts populaires. Bref, les gens ne voulaient pas entendre parler de foyer.
L’Ancre accueillera son tout premier événement au début de février, soit la Fête d’Hiver de Saint-Jean-Port-Joli. Le chapiteau permanent de Saint-Jean-Port-Joli portera le nom de L’Ancre, maison de la culture popupaire.

Rédigé à 08:42 dans Michel Chassé, MRC L'Islet | Lien permanent | Commentaires (0)

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Hausses de taxes dans la MRC de L'Islet

Les prévisions budgétaires 2012 adoptées en décembre dernier par les élus municipaux de Sainte-Perpétue se chiffrent à 1 899 737$ et prévoient une légère majoration de la taxe foncière qui passe de 0,95$ à 0,96$ du 100$ d’évaluation. Sur le 0,96$, 0,67$ va à l’impôt foncier, 0,10$ au service de police, 0,18$ au transfert du réseau routier et 0,01$ à l’eau potable.
Le tarif exigé pour le service d’aqueduc et d’égout grimpe également. Dans le cas d’un logement, il augmente de 242$ à 292$. Pour les commerces, il varie entre 292$ et 2 606$ cette année alors qu’il jouait entre 242$ et 2 306$ en 2011. Pour l’aqueduc seul, le tarif passe de 163$ à 188$ par logement. Le tarif des vidanges s’élève à 120$ par logement, 60$ par chalet et varie de 120$ à 840$ selon le commerce.
Enfin, la vidange des boues de fosses septiques hors réseau coûte 120$ par résidence et 48$ par chalet. (M.C.)

Importante hausse de taxes à Saint-Omer
Saint-Omer a adopté le 19 décembre dernier un budget 2012 s’élevant à 511 000$. Le taux de taxes foncières s’établit à 1,05$ du 100$ d’évaluation alors que le tarif pour les ordures se chiffre à 205$ par commerce, 195$ par logement et 97,50$ par chalet. Enfin, la taxe d’égout est fixée à 100$ par usager.
Cette importante augmentation du taux de taxes est attribuable à l’augmentation du contrat pour l’entretien des chemins d’hiver. Cette hausse s’explique du fait que la Municipalité fera désormais déneiger tous les bouts de rangs, ce qui augmente passablement le nombre de kilomètres à entretenir et les effectifs à mettre en opération lors de chute de neige. (LOB)

Rédigé à 06:59 dans Michel Chassé, MRC L'Islet | Lien permanent | Commentaires (0)

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L’Islet passe en mode cueillette


MM. André Caron (à gauche), maire de L’Islet, et Jean-Guy Germain, opérateur du véhicule, devant le nouveau camion à ordure.


L'Oie blanche
Après le 1er janvier, L’Islet effectuera elle-même la cueillette des matières résiduelles et recyclables sur son territoire. Pour ce faire, la Municipalité a pris possession en décembre dernier d’un camion neuf… «ambidextre» puisqu’il peut s’exécuter de façon frontale et latérale.
La Municipalité a investi quelque 300 000$ dans l’acquisition de ce véhicule dernier cri produit par la compagnie Marck: «La Cadillac des camions» de dire M. Frédéric Bock, le directeur des travaux publics.
Avec ses 12 roues, le véhicule répond aux normes gouvernementales. Doté d’un système antipollution à l’urée, son moteur diésel développe 325 chevaux vapeur et alimente une transmission automatique. Sa boîte est fabriquée avec de l’acier «hardox», reconnu comme le plus solide sur le marché.
Le système qui expulse les déchets hors de la boîte est conçu de façon à ne pas briser les matières recyclables, comme les contenants de verre, afin de ne pas contrecarrer les efforts de récupération.
M. Jean-Guy Germain, l’opérateur du camion, pourra se fier sur les trois caméras installés à l’arrière du camion pour vérifier s’il peut faire marche arrière en toute sécurité. Les caméras, reliées à un écran dans l’habitacle, lui permettent de voir de tous les côtés.
Économie
En investissant dans ce camion, les élus municipaux prévoient faire des économies à plus ou moins long terme. Jusqu’au 31 décembre dernier, date où prenait fin le contrat qui la liait aux Concassés du Cap, la Municipalité payait 106 000$ par année pour la cueillette des matières résiduelles et recyclables: «Les contribuables vont continuer à payer ce montant au cours des prochaines années de façon à payer le camion en six ou sept ans. Ensuite, on ajustera» de dire M. André Caron, le maire de L’Islet, qui estime la durée de vie de l’engin à environ 20 ans.
Dans la région, seule la localité de Saint-Aubert ramasse ses vidanges et dessert deux villages voisins, Saint-Damse et Sainte-Louise: «Comme nous pensons que la cueillette des matières résiduelles et recyclables va s’étendre sur trois jours, nous étudions la possibilité d’offrir le service à une paroisse voisine» d’ajouter M. Caron.
Le camion de la Municipalité de L’Islet va porter la récupération au site de Saint-Pascal et les matières résiduelles à celui de l’Anse-à-Gilles. De là, un autre transporteur dirige ces matières résiduelles vers Saint-Étienne-des-Grès en Mauricie.
Autopompe
Après avoir injecté quelque 300 000$ en 2011 dans le camion à ordure, L’Islet devra investir environ 260 000$ en 2012 dans l’achat d’un camion incendie autopompe afin de répondre aux normes gouvernementales. Rappelons que la Municipalité peut compter sur les services de 24 pompiers volontaires.


À gauche:Le panneau au fond de la boîte se déplace vers l’arrière pour expulser les déchets, prenant même soin de ne pas briser les matières recyclables en verre.
À droite:Le camion saisit les bacs résidentiels de façon latérale (photo). Il peut aussi saisir les bacs commerciaux ou industriels de manière frontale en se débarrassant du réservoir blanc dans lequel il vide le contenu des bacs résidentiels pour ensuite les transférer dans sa grosse boîte.


Rédigé à 06:59 dans Michel Chassé, MRC L'Islet | Lien permanent | Commentaires (0)

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Saint-Roch-des-Aulnaies inaugure sa Place de la famille


Les enfants de Saint-Roch-des-Aulnaies vont pouvoir s’amuser à Place de la famille qui tient lieu à la fois de parc municipal et de cours de récréation pour l’école La Marée Montante.


L'Oie blanche
Saint-Roch-des-Aulnaies inaugurait mercredi dernier sa Place de la famille, fruit d’un partenariat scolaire/municipal, de nombreuses heures de bénévolat et du dynamisme du milieu.
Initié par le Comité de la famille de l’endroit, ce projet, qui a permis d’installer des jeux et des bancs derrière l’école La Marée montante, tient lieu à la fois de parc municipal et de cours de récréation pour l’institution primaire.
Si quelque 40 citoyens ont réalisé 400 heures de bénévolat afin d’aménager le parc, les commanditaires ont fourni plus de 75 000$ pour couvrir toutes les dépenses. Parmi les principaux donateurs, le ministère de l’Éducation a versé 25 000$, la Municipalité 20 000$, le Pacte rural de la MRC de L’Islet 15 000$ et la Caisse populaire de l’Anse de La Pocatière 7 600$.
La suite
La Municipalité veut donner suite à ce projet en aménagement le parc adjacent à Place de la famille, vers le fleuve. Les édiles municipaux ont prévu investir jusqu’à 44 000$ l’an prochain, somme qu’ils espèrent doubler par le biais de subventions, pour y aménager un tennis, un terrain de pétanque et du volley-ball de plage. La participation municipale dépendra des subsides obtenus. À suivre.

Rédigé à 07:33 dans Côte-du-Sud, Michel Chassé | Lien permanent | Commentaires (0)

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André Simard optera pour la Côte-du-Sud

Simard



L'Oie blanche
S’il se présente comme candidat aux prochaines élections provinciales, le péquiste André Simard le fera dans la nouvelle circonscription de la Côte-du-Sud puisqu’il réside à Saint-Roch-des-Aulnaies.
Alors qu’il traçait le bilan de sa première année comme député de Kamouraska-Témiscouata mercredi dernier à son bureau de Saint-Pascal, M. Simard n’a pas voulu confirmer son intention, mais il est fort à parier qu’il sollicitera un deuxième mandat puisque «j’ai encore le goût de servir» a-t-il lancé. Il devrait faire connaître sa décision au début de 2012.
Évidemment, le dossier de la carte électorale, qui se termine par la disparition de trois circonscriptions, dont Kamouraska-Témiscouata, a retenu l’attention de M. Simard «J’ai défendu ce dossier avec rigueur et acharnement afin que notre voix soit entendue. Mais elle ne le fut pas. Par ailleurs, je tiens à préciser que la circonscription de Kamouraska-Témiscouata continue d’exister telle quelle jusqu’au déclenchement de la prochaine élection générale et que j’en demeure le député» ajoute-t-il. Rappelons que le principal intéressé a été élu le 29 novembre 2010 lors d’une élection partielle et assermenté le 7 décembre suivant.
Agriculture
Son rôle de porte-parole de l’opposition officielle en matière d’agriculture et d’alimentation l’a amené à s’intéresser de près à ce secteur, et plus particulièrement à la crise dans la production porcine. Il a d’ailleurs décoché une flèche à l’endroit des libéraux: «Malgré le discours plus jovialiste du gouvernement, 20% des fermes québécoises sont disparues depuis 2008».
Le député de Kamouraska-Témiscouata participera en janvier prochain aux travaux de la Commission de l’agriculture, des pêcheries, de l’énergie et des ressources naturelles alors que reprendront les auditions du Livre vert pour une politique bioalimentaire attendue depuis 2008.
Parlement
À l’Assemblée nationale, M. Simard se dit fier de la place qu’il a obtenue pour pouvoir parler et poser des questions: «Au cours de cette première année, je me suis levé à plusieurs occasions au Salon bleu de l’Assemblée nationale afin de poser des questions pour défendre les intérêts du comté et de la population. Les communautés et les citoyens ont besoin d’être appuyés dans leurs revendications. J’ai questionné à maintes reprises les ministres de l’Agriculture, des Ressources naturelles et celui de la Santé sur des préoccupations bien réelles pour les gens d’ici » rappelle-t-il.
Investissements
Jusqu’à présent, M. Simard accordé une aide financière de 63 175$, sur un budget global de 82 670$, à 216 organismes grâce au Programme de soutien à l’action bénévole. Par ailleurs, depuis juillet dernier, 6 384 000$ ont été investis dans son comté par le biais des divers programmes gouvernementaux: «Il ne s’agit pas de l’argent des libéraux, mais de l’argent des programmes. Et si je ne fais pas beaucoup d’annonces officielles, c’est parce que je n’aime pas cette manière de faire de la politique. Les coupes de ruban pour favoriser le ministre, ça me répugne. Le plus beau compliment que je reçois, c’est quand on me dit que je fais de la politique autrement» de soutenir M. Simard.

Ses priorités au cours des prochains mois consisteront à soutenir l’agriculture, l’acériculture et la forêt: «Je veillerai à assurer la continuité des services de santé et d’éducation en plus d’un soutien aux organismes communautaires. J’appuierai les entreprises et les municipalités dans leurs projets. Les organismes socio-économiques continueront de recevoir tout mon appui dans le développement et la création d’emplois» a-t-il conclu.

Rédigé à 07:28 dans Côte-du-Sud, Michel Chassé, MRC L'Islet, MRC Montmagny | Lien permanent | Commentaires (0)

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Démission d'une infirmière à Saint-Jean-Port-Joli


L'Oie blanche
La saga entourant la fermeture de l'urgence 24-7 de Saint-Jean-Port-Joli s'est continuée la semaine dernière quand Mme Ginette Desbiens, infirmière retraitée qui dépannait à l'occasion, a remis sa démission parce que la situation actuelle va à l'encontre de ses valeurs et place ses collègues, autant qu'elle-même, en position de vulnérabilité.
Mme Desbiens a pris sa décision quand elle a vu, par le biais de la caméra, un homme âgé se buter à la porte barrée. Après avoir tourné en rond, il a finalement vu le téléphone. Il l'a alors utilisé pour se faire dire, par Mme Desbiens, d'attendre à 7h. Il est parti!
«On a beau me dire que je travaille en hébergement et que je n'ai rien à voir avec ça, je ne serai jamais capable de faire ça» de dire Mme Desbiens. Cette dernière déplore aussi le fait qu'une telle situation place les infirmières en position de vulnérabilité: «Si on cogne à la porte, qu'on ne répond pas et qu'un malheur se produit, qui va être blâmé?»
«Je ne veux pas que le personnel du centre hospitalier de longue durée écope. Il faudrait garantir la présence d'une infirmière à l'urgence 24 heures sur 24. Ça ne coûterait pas si cher» d'ajouter Mme Desbiens.
Politique
Lors de la séance qui a eu lieu à Saint-Jean-Port-Joli, le conseil d'administration du CSSSML a adopté une politique d'utilisation des médias sociaux destinée à son personnel.
Selon Mme Mireille Gaudreau, agente d'information, cette politique est une initiative de l'Association québécoise des établissements de santé et services sociaux et n'a rien à voir avec le dossier de l'urgence à Saint-jean-Port-Joli. L'AQESSS a formulé la loi et l'a proposée à tous ses établissements pour qu'ils l'adoptent ou non, la modifient ou la bonifient.

Rédigé à 07:24 dans Michel Chassé, MRC L'Islet | Lien permanent | Commentaires (1)

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L’ethnologue Jean Simard propose de municipaliser les cimetières


Selon M. Jean Simard, le cimetière de Saint-Jean-Port-Joli est l’un des plus beaux de la Côte-du-Sud à cause de ses nombreuses stèles monumentales.


L'Oie blanche

Vidéo
Selon M. Jean Simard, l’enlèvement de stèles funéraires pour récupérer les lots, comme vient de le faire la Fabrique de L’Islet-sur-Mer, ne fait que commencer: «C’est le début d’une hécatombe. Il faut arrêter ça le plus rapidement possible. Et pour ce faire, il faut municipaliser les cimetières» a-t-il lancé quand nous l’avons rencontré jeudi dernier.
Résidant de Sainte-Louise, le célèbre ethnologue a accepté de nous accorder une entrevue à la suite des événements survenus dans le cimetière de L’Islet-sur-Mer, événements qu’il qualifie de dramatiques sur le plan patrimonial. Mais d’entrée de jeu, M. Simard ne blâme pas les membres de la Fabrique: «Ces gens-là agissent de bonne foi et il ne s’agit surtout pas de profanateurs! Ce phénomène s’impose parce que les fabriques sont à bout de souffle: si elles avaient de l’argent, le problème ne se poserait même pas».
Ce n’est pas d’hier que M. Simard tient ce discours. Dans son livre «Cimetières, patrimoine pour les vivants» paru en 2008, il affichait déjà ses couleurs: «Mais le principal problème qui se pose depuis quelques décennies (…), c’est le remplacement des anciens monuments par de nouveaux. Lorsque les loyers ne sont plus payés par les familles et que les baux viennent à échéance, les fabriques catholiques et les surintendants de cimetières urbains réaffectent les lots à de nouveaux concessionnaires, retirent les monuments (…) et les rangent dans une aire de service (…). Le déclin de la pratique religieuse et l’autorisation de la crémation par les autorités catholiques en 1963 ont eu pour effet d’appauvrir les fabriques et les obliger à assurer leur survie. Peut-on leur reprocher de tenir serrés les cordons de la bourse? Mais le temps ne serait-il pas venu de faire des cimetières des propriétés publiques, et du coup protéger leur patrimoine mobilier?»
Selon M. Simard, le cas de L’Islet-sur-Mer n’est pas le premier et ne sera pas le dernier, sauf que le problème va s’accentuer: «La situation actuelle oblige les fabriques à poser des gestes innommables en matière d’archive. Un cimetière, c’est le négatif des vivants, un lieu d’archives, de patrimoine et d’histoire, un véritable musée accessible à tous. C’est aussi un parc écologique, un lieu de repos et même de jogging. Une stèle est en soi un artéfact. En passant 20 minutes dans un cimetière, on apprend beaucoup sur l’identité des lieux».
Affaire citoyenne
Au dire de M. Simard, le temps est révolu où le cimetière catholique était réservé aux personnes de même confession: «Avant, tu naissais, te mariais et mourais à l’église. Aujourd’hui, ça ne vaut plus: quand quelqu’un décède, on l’enterre au cimetière local, peu importe sa religion. C’est devenu une affaire citoyenne. Dans les faits, le cimetière catholique de nos villages est devenu un cimetière public. Il est donc temps de redonner aux citoyens ce qui leur appartient en passant par les taxes municipales».
En France, les cimetières relèvent de l’administration municipale depuis 1905. Au Mexique, depuis 1850! «Au Québec, ça va prendre une petite révolution pour faire changer la Loi des fabriques qui date de 1965. Il faut pourtant la modifier en tenant compte du contexte actuel de laïcité, car les cimetières font désormais partie de cette laïcité» de préciser M. Simard.
Bref, ce dernier propose que les municipalités prennent charge des cimetières en prélevant les taxes nécessaires à leur entretien et à un éventuel agrandissement. Une telle mesure éviterait la disparition des stèles, surtout les plus vieilles: «Quand on enlève des monuments funéraires, ce sont souvent les plus anciens, d’où le drame» ajoute-t-il.
Les plus beaux
Quant à parler avec l’auteur du livre «Cimetières, patrimoine pour les vivants», nous lui avons demandé d’identifier les plus beaux cimetières de la Côte-du-Sud: «Saint-Pierre, Saint-Jean-Port-Joli (l’ancien) et le cimetière «ad sanctos» sous l’église de Saint-Roch-des-Aulnaies» a-t-il répondu.

Rédigé à 07:09 dans Michel Chassé, MRC L'Islet | Lien permanent | Commentaires (0)

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"On parle de profanation. Il faut que ça cesse" Jeannine Caron Giasson


L'Oie blanche
“On parle de profanation, alors que ce n’est pas ça du tout et que ça perturbe nos aînés pour rien. Il faut que ça arrête » de lancer Mme Jeannine Caron Giasson après le passage le mardi 22 novembre de CIMT-TV au cimetière de L’Islet, passage qui faisait suite à l’article paru dans l’édition du 16 novembre de votre journal L’Oie blanche.
Quelques personnes ont profité de la présence de la télévision pour manifester leur mécontentement à la fabrique locale, laquelle a pris la décision de récupérer des lots impayés et conséquemment de déplacer environ 150 stèles.
Selon Mme Dianne Caron, qui fut secrétaire de la fabrique pendant 19 ans, on aurait pu agir de façon progressive : « Les demandes sont stables et la plupart des paroissiens possèdent leur lot. Il n’y avait pas urgence ».
« On essayait toujours de ne pas se mettre les gens à dos. Quand ça faisait 20 à 30 ans qu’ils n’avaient pas payé, on essayait de les retrouver. La grande majorité nous payait en nous remerciant. Même chose pour les cas de perpétuité ou 99 ans : on essayait de respecter ça » d’ajouter Mme Caron.
« Une image comme ça, ça me blesse, ça fait mal » de dire un autre citoyen en regardant les quelque 150 monuments funéraires entreposés dans un coin du cimetière. « Une personne qui était en chicane toute sa vie avec une autre pourra se retrouver enterrée avec celle-ci » d’ironiser Mme Caron
Espace
Il ne resque que deux lots de quatre places chacun, au cimetière e L’Islet-sur-Mer. Or, il s’avère quasi impossible d’agrandir, question d’argent entre autres : « Il faut agrandir par l’intérieur. De plus, l’utilisation de plus en plus fréquente des columbariums rendrait peut-être inutile tout agrandissement » de préciser Mme Jeannine Caron Giasson, la présidente du conseil de fabrique.
La plupart des lots où les monuments ont été déplacés demeuraient impayés depuis 60 ans et plus : « Il y a même des propriétaires ou des descendants que nous n’avons pu retrouver. Et parmi ceux que nous avons contactés, environ 80 nous ont cédé leur lot » de spécifier Mme Caron Giasson.
Selon cette dernière, la décision de la fabrique repose tout simplement sur une question d’administration et d’espace. Sur le plan financier, elle explique la forte hausse de tarification par le fait qu’il n’y a pas eu d’ajustement depuis une vingtaine d’années! Enfin, qu’on ne vienne pas lui parler de profanation : « Tout a été fait dans les règles de l’art et personne ne le fait de gaieté de cœur. Qu’on cesse de perturber nos gens avec ça, d’autant plus que d’autres fabriques vont devoir nous imiter bientôt » conclut-elle.

Rédigé à 07:05 dans Michel Chassé, MRC L'Islet | Lien permanent | Commentaires (0)

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