par Yannick Patelli
Comment sauver le tourisme ?
M. André Clavet comme les autres maires interviewés jusqu’alors ne déposera pas de liste d’épicerie auprès de son député fédéral au cours de l’élection en cours. Il a toutefois identifié quelques priorités pour sa municipalité dont la principale : la mise aux normes du réseau d’eau potable. M. Clavet est beaucoup moins à l’aise à l’écran et au micro que les maires jusqu’ici rencontrés. Peut-être est-ce, comme il le dit si bien parce qu’il est un administrateur avant d’être un politicien ?
Trop d’argent pour les fonctionnaires
Sur le développement régional, le maire du Cap Saint-Ignace a un avis plutôt favorable mais il juge qu’il y a beaucoup trop d’organismes et que trop d’argent est dédié aux salaires des fonctionnaires versus ce qu’il reste pour des actions concrètes. On sait qu’actuellement un consultant évalue le rôle à venir du CLD de Montmagny suite aux départs successifs de la directrice générale et de la commissaire au développement industriel. À écouter M. Clavet il serait temps de décentraliser et de redonner du pouvoir à des organisations plus proches des réalités et des municipalités.
S’ouvrir sur le monde et protéger nos côtes !
Il croit fermement à l’utilité de l’immigration dans la région et rappelle que les entrepreneurs ont besoin de cette nouvelle main-d’œuvre. Il estime qu’il faut savoir s’ouvrir sur le monde. Par contre l’environnement n’est pas pour lui un dossier prioritaire pour son village sauf qu’il se dit soucieux de freiner le transport de matières dangereuses sur le fleuve par souci de protéger sa municipalité côtière.
Le tourisme à reconstruire
« Sur le plan touristique, beaucoup de choses sont à reconstruire » estime-t-il. Il est très favorable au projet de Didier Épars qu’il voit, selon ses propres mots : « comme une nouvelle offre sur le fleuve ». Et d’ajouter : « J’espère que le projet de M. Épars sera plus sérieux que celui de musée Country qui devait prendre naissance au Cap ». Il est évident que le maire Clavet avec du recul semble donner peu de crédit à ce projet musical qui devait autrefois relancer l’offre touristique sur la Côte-du-sud. Il soutient l’idée d’un hommage à Riopelle : « Nous sommes chanceux que cet artiste nous ait fait le cadeau de venir finir ses jours dans notre région ». Questionné sur d’autres projets touristiques porteurs pour la Côte-du-Sud, il se dit en attente d’une vision plus claire de la part des responsables. Sur la possibilité de drainer un nouveau public autour du navire CGS Montmagny coulé au fond du fleuve, il dit ne connaître que peu de chose du projet : « Comme plusieurs je sais qu’un documentaire va être présenté ce printemps mais pas plus ».
À entendre tous les maires rencontrés ces dernières semaines, il ne reste qu’à espérer qu’un leader se pointe à l’horizon si on veut sortir le tourisme de son envasement.