Les propriétaires de petites et moyennes entreprises (PME) estiment que la réglementation gouvernementale est un fardeau financier et administratif coûteux étant donné sa complexité. Le 22 octobre dernier, le Ministre du Revenu du Québec a voulu casser cette image. Il a été annoncé que le Ministère du Revenu du Québec allait s’harmoniser à l’Agence du Revenu du Canada en ce qui à trait à la tenue d’un registre simplifié de déplacement pour la déduction des frais d’automobiles. En voici les grandes lignes.
Selon la réglementation fiscale actuelle, lorsque les propriétaires d’entreprises et leurs employés utilisent une voiture appartenant à la compagnie, ils doivent inscrire tous leurs déplacements affaires et personnels dans un registre détaillé pour justifier la déduction des dépenses liées à l’utilisation affaire de leur automobile et effectuer le calcul d’un avantage imposable pour la portion personnelle. Notons que les nouvelles dispositions ne touchent pas les méthodes de calcul en place.
Rappelons qu'antérieurement, les entrepreneurs et les travailleurs autonomes devaient tenir un registre de déplacement détaillé sur une période de 12 mois c’est-à-dire durant toute l’année. En juin dernier toutefois, le gouvernement fédéral a modifié ces règles en privilégiant la tenue d’un registre simplifié.
L’annonce du Ministre du Revenu du Québec est basée sur ce que le fédéral avait annoncé. Selon un extrait intégral du communiqué du Ministère du Revenu du Québec, elle se résume comme suit :
« En vertu de ces nouvelles dispositions, les entreprises devront, dans un premier temps, tenir pendant une période de 12 mois un registre des dépenses liées à l'utilisation de leurs véhicules à des fins commerciales. Ce registre servira de modèle de référence pour les années suivantes.
Dans un deuxième temps, les entreprises devront tenir un registre seulement pour une période de trois mois consécutifs. Ainsi, elles n'auront plus l'obligation, comme c'est le cas actuellement, d'inscrire dans un registre, chaque mois de l'année, les dépenses liées à l'utilisation commerciale de leurs véhicules à moteur. Elles devront toutefois démontrer que l'utilisation des véhicules pendant ces trois mois se compare, à 10 % près, à celle enregistrée dans la période de référence de 12 mois consécutifs »
Cet allégement réglementaire réduira la paperasse et donnera aux entreprises l'assurance que leurs registres sont conformes à la réglementation en place tout en évitant un traitement différent entre le fédéral et le provincial. Il s’agit là d’une bonne nouvelle pour les PME et d’une victoire, aussi petite soit elle.
Source : Mallette, comptables agréés