Qu’est-ce qui rend une économie performante? La productivité de ses entreprises et de ses travailleurs sans aucun doute. À ce propos, Statistique Canada a publié, le 19 novembre dernier, les données sur la productivité au pays. Pour 2009, c’est au Québec que la croissance de la productivité du travail a été la plus forte, soit 2 %; la moyenne canadienne étant de 0 %.
Des hausses importantes ont été constatées dans le commerce de détail, dans le transport et l'entreposage ainsi que dans l'industrie de l'information et l'industrie culturelle. Pour une septième année consécutive, on note une augmentation de la productivité manufacturière au Québec, cette dernière ayant progressé de 0,9 % en 2009.
Or, la productivité du travail est la mesure du produit intérieur brut réel par heure travaillée. Plus précisément, c’est ce qu’un employé et l’ensemble de l’entreprise sont capables de produire pour chaque heure de travail. Ainsi, une hausse de productivité survient lorsque la production des biens et des services s'accroît plus rapidement que le volume d’heures consacrées à cette production.
Au Québec, il s’agit de la plus forte augmentation de la productivité du travail depuis 2003. Mais, qu’est-ce qui explique cette hausse? L’année 2009 étant une année de récession, les entreprises ont, par conséquent, diminué les heures travaillées, mais de son côté, la production des biens et des services a diminué moins rapidement que le nombre d'heures travaillées pour produire ces biens.
Toutefois, la productivité du travail au Québec accuse un retard sur les autres pays industrialisés. Selon les statistiques de l'Organisation de Coopération et de Développement Économique (OCDE), le Québec est moins productif que la moyenne canadienne dans une proportion de près de 10 % par heure travaillée; comparativement aux États-Unis, c’est environ 25 % de moins pour chaque heure travaillée. Ceci fait en sorte que pour générer une richesse équivalente, les travailleurs québécois doivent travailler un plus grand nombre d’heures que leurs voisins.
Vous êtes alors en mesure de saisir l’ampleur du défi qui attend les employeurs et les travailleurs. Il existe, cependant, des moyens pour augmenter la productivité du travail, un des principaux étant l’investissement dans les machines et les équipements ainsi qu’en recherche et développement. Au niveau de la main-d’œuvre, une formation adéquate et en lien avec les besoins du marché du travail est la clé.
Enfin, cette hausse de la productivité en 2009 est une bonne nouvelle pour le Québec. Toutefois, des gains importants devront être réalisés simplement pour rattraper la moyenne canadienne, sans quoi notre niveau de richesse collective et notre compétitivité sur les marchés en seront affectés.
Source: Mallette, comptables agréés
Des hausses importantes ont été constatées dans le commerce de détail, dans le transport et l'entreposage ainsi que dans l'industrie de l'information et l'industrie culturelle. Pour une septième année consécutive, on note une augmentation de la productivité manufacturière au Québec, cette dernière ayant progressé de 0,9 % en 2009.
Or, la productivité du travail est la mesure du produit intérieur brut réel par heure travaillée. Plus précisément, c’est ce qu’un employé et l’ensemble de l’entreprise sont capables de produire pour chaque heure de travail. Ainsi, une hausse de productivité survient lorsque la production des biens et des services s'accroît plus rapidement que le volume d’heures consacrées à cette production.
Au Québec, il s’agit de la plus forte augmentation de la productivité du travail depuis 2003. Mais, qu’est-ce qui explique cette hausse? L’année 2009 étant une année de récession, les entreprises ont, par conséquent, diminué les heures travaillées, mais de son côté, la production des biens et des services a diminué moins rapidement que le nombre d'heures travaillées pour produire ces biens.
Toutefois, la productivité du travail au Québec accuse un retard sur les autres pays industrialisés. Selon les statistiques de l'Organisation de Coopération et de Développement Économique (OCDE), le Québec est moins productif que la moyenne canadienne dans une proportion de près de 10 % par heure travaillée; comparativement aux États-Unis, c’est environ 25 % de moins pour chaque heure travaillée. Ceci fait en sorte que pour générer une richesse équivalente, les travailleurs québécois doivent travailler un plus grand nombre d’heures que leurs voisins.
Vous êtes alors en mesure de saisir l’ampleur du défi qui attend les employeurs et les travailleurs. Il existe, cependant, des moyens pour augmenter la productivité du travail, un des principaux étant l’investissement dans les machines et les équipements ainsi qu’en recherche et développement. Au niveau de la main-d’œuvre, une formation adéquate et en lien avec les besoins du marché du travail est la clé.
Enfin, cette hausse de la productivité en 2009 est une bonne nouvelle pour le Québec. Toutefois, des gains importants devront être réalisés simplement pour rattraper la moyenne canadienne, sans quoi notre niveau de richesse collective et notre compétitivité sur les marchés en seront affectés.
Source: Mallette, comptables agréés