La région digère l’annonce de l’acquisition et de la fermeture des activités de l’usine Stryker Médical de L'Islet par le géant singapourien Flextronics. Cet épisode nous rappelle le passé pas si lointain de la fermeture de Whirlpool à Montmagny. Faut-il en vouloir aux multinationales qui procèdent à ces restructurations dans le but de fournir un rendement aux actionnaires toujours plus élevé? Peut-être… Il faut toutefois se demander qu’est-ce qui pourrait être fait autrement pour limiter la fermeture de fleurons québécois au profit de pays où les coûts de main-d’œuvre sont faibles.
Dans ce genre d’annonce, plusieurs adoptent le discours qu’il doit y avoir de l’aide gouvernementale pour sauver les emplois perdus. Selon moi, l’aide gouvernementale ne doit pas être investie en dernier recours. Elle doit survenir avant l’annonce d’une fermeture et pour les emplois les moins susceptibles d’être délocalisés. Dans le cas de Stryker, l’entreprise a bénéficié de subventions pour la modernisation de ses installations avec des conditions de création/maintien d’emplois à L'Islet. Cette formule n’était pas spécifique à Stryker, car plusieurs entreprises québécoises profitent de cette forme d’aide gouvernementale. Cependant, l’inconvénient de la majorité de ces programmes est qu’ils visent des emplois plus faciles à délocaliser.
Ces programmes de subvention devraient davantage s’orienter vers le maintien des activités à valeur ajoutée telle la recherche et le développement. À l’extrême, ne devrait-on pas permettre la délocalisation des emplois en faveur des pays à faible coût de main-d'œuvre comme le Mexique et les pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) afin de permettre aux entreprises québécoises de faire plus d’argent et de préserver au moins leurs sièges sociaux au Québec plutôt que de tout vendre aux étrangers?
Par ailleurs, ce type d’annonce de vente d’entreprise et de délocalisation soulève également la question de la relève. Les entreprises de la région demeureront de propriété locale si les actionnaires actuels ont la possibilité de transférer/vendre leur entreprise à des promoteurs locaux qui ont la capacité entrepreneuriale et financière de les acquérir. Il faut promouvoir la relève entrepreneuriale car ce sont les PME canadiennes et non pas les multinationales qui fournissent la plupart des emplois. Près de 60 % de la population canadienne travaille pour les PME.
J’encourage les travailleurs de « Stryker » de continuer à viser l’excellence dans leur travail, et ce, jusqu’à la fin. En achetant les activités de l’usine de L'Islet, Flextronics vous a arraché vos emplois. Toutefois, Stryker vous a permis de vous dépasser et de développer vos compétences. Il s’agit d’un avantage aux yeux des autres employeurs qui sauront reconnaître votre valeur. Et cela… aucun travailleur mexicain ne pourra se l’approprier!
Je vous souhaite de Joyeuses Fêtes!
Source : Mallette, comptables agréés
Dans ce genre d’annonce, plusieurs adoptent le discours qu’il doit y avoir de l’aide gouvernementale pour sauver les emplois perdus. Selon moi, l’aide gouvernementale ne doit pas être investie en dernier recours. Elle doit survenir avant l’annonce d’une fermeture et pour les emplois les moins susceptibles d’être délocalisés. Dans le cas de Stryker, l’entreprise a bénéficié de subventions pour la modernisation de ses installations avec des conditions de création/maintien d’emplois à L'Islet. Cette formule n’était pas spécifique à Stryker, car plusieurs entreprises québécoises profitent de cette forme d’aide gouvernementale. Cependant, l’inconvénient de la majorité de ces programmes est qu’ils visent des emplois plus faciles à délocaliser.
Ces programmes de subvention devraient davantage s’orienter vers le maintien des activités à valeur ajoutée telle la recherche et le développement. À l’extrême, ne devrait-on pas permettre la délocalisation des emplois en faveur des pays à faible coût de main-d'œuvre comme le Mexique et les pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) afin de permettre aux entreprises québécoises de faire plus d’argent et de préserver au moins leurs sièges sociaux au Québec plutôt que de tout vendre aux étrangers?
Par ailleurs, ce type d’annonce de vente d’entreprise et de délocalisation soulève également la question de la relève. Les entreprises de la région demeureront de propriété locale si les actionnaires actuels ont la possibilité de transférer/vendre leur entreprise à des promoteurs locaux qui ont la capacité entrepreneuriale et financière de les acquérir. Il faut promouvoir la relève entrepreneuriale car ce sont les PME canadiennes et non pas les multinationales qui fournissent la plupart des emplois. Près de 60 % de la population canadienne travaille pour les PME.
J’encourage les travailleurs de « Stryker » de continuer à viser l’excellence dans leur travail, et ce, jusqu’à la fin. En achetant les activités de l’usine de L'Islet, Flextronics vous a arraché vos emplois. Toutefois, Stryker vous a permis de vous dépasser et de développer vos compétences. Il s’agit d’un avantage aux yeux des autres employeurs qui sauront reconnaître votre valeur. Et cela… aucun travailleur mexicain ne pourra se l’approprier!
Je vous souhaite de Joyeuses Fêtes!
Source : Mallette, comptables agréés