Malgré l’augmentation des prix à la consommation, la Banque du Canada a annoncé, le 31 mai dernier, que son taux directeur demeurait à 1 %, soit le statu quo qui prévaut depuis septembre 2010. Alors, pourquoi la Banque n’a pas opté pour une hausse de taux?
Tout d’abord, rappelons que le taux directeur correspond au taux auquel les grandes institutions financières canadiennes se prêtent des fonds pour une durée d’un jour. Ce taux est fixé par la Banque du Canada et lui permet d’influencer à plus ou moins long terme le niveau de l’activité économique et de l’inflation. Il est fixé huit fois par année.
L’inflation est l’un des éléments considérés importants dans la décision d’augmenter ou non le taux directeur. Au cours des derniers mois, il y a eu une hausse des prix à la consommation surtout dans les domaines des ressources naturelles, des denrées alimentaires et dans le prix de l’essence. Ceci aurait pu justifier la hausse du taux directeur.
Toutefois, la principale raison de la Banque du Canada de laisser le taux directeur à 1 % est la vigueur de l’économie canadienne qui s’est affaiblie depuis le mois de mars. Celle-ci étant affectée par des événements mondiaux comme la crise de la dette en Europe, l’économie américaine affectée par un marché immobilier morose et le séisme au Japon qui ralentit les opérations manufacturières dans les domaines de l’automobile et l’électronique. Le dollar canadien fort agit également sur l’économie, car les exportations des produits sont plus chères pour nos voisins américains, donc moins concurrentiels, ce qui limite la reprise de l’économie.
Selon les experts, le taux directeur canadien ne bougera pas d’ici l’automne, mais le signal est déjà donné pour une hausse probable en septembre 2011 ou dès que l’économie canadienne aura repris sa croissance. Il est difficile de prévoir si les hausses se succéderont, car le Canada n’est pas à l’abri de ce qui se passe ailleurs dans le monde. Tous les facteurs mentionnés ci-haut seront considérés lors des prochaines annonces de la Banque du Canada en juillet et septembre.
Finalement, il s’agit d’un répit supplémentaire pour les emprunteurs. La Banque du Canada reste par contre préoccupée par l'endettement élevé des ménages. Il faut simplement se rappeler que les taux d’intérêt sont historiquement bas et que leur hausse est inévitable. Si vous êtes endetté, les prochaines hausses pourraient amputer votre budget surtout si votre capacité d’endettement est atteinte. Toutefois, si vous êtes un investisseur, les prochaines années risquent d’être bénéfiques, car vous pourriez compter sur de meilleurs revenus de placement en intérêts fixes.
Source : Mallette, comptables agréés
Tout d’abord, rappelons que le taux directeur correspond au taux auquel les grandes institutions financières canadiennes se prêtent des fonds pour une durée d’un jour. Ce taux est fixé par la Banque du Canada et lui permet d’influencer à plus ou moins long terme le niveau de l’activité économique et de l’inflation. Il est fixé huit fois par année.
L’inflation est l’un des éléments considérés importants dans la décision d’augmenter ou non le taux directeur. Au cours des derniers mois, il y a eu une hausse des prix à la consommation surtout dans les domaines des ressources naturelles, des denrées alimentaires et dans le prix de l’essence. Ceci aurait pu justifier la hausse du taux directeur.
Toutefois, la principale raison de la Banque du Canada de laisser le taux directeur à 1 % est la vigueur de l’économie canadienne qui s’est affaiblie depuis le mois de mars. Celle-ci étant affectée par des événements mondiaux comme la crise de la dette en Europe, l’économie américaine affectée par un marché immobilier morose et le séisme au Japon qui ralentit les opérations manufacturières dans les domaines de l’automobile et l’électronique. Le dollar canadien fort agit également sur l’économie, car les exportations des produits sont plus chères pour nos voisins américains, donc moins concurrentiels, ce qui limite la reprise de l’économie.
Selon les experts, le taux directeur canadien ne bougera pas d’ici l’automne, mais le signal est déjà donné pour une hausse probable en septembre 2011 ou dès que l’économie canadienne aura repris sa croissance. Il est difficile de prévoir si les hausses se succéderont, car le Canada n’est pas à l’abri de ce qui se passe ailleurs dans le monde. Tous les facteurs mentionnés ci-haut seront considérés lors des prochaines annonces de la Banque du Canada en juillet et septembre.
Finalement, il s’agit d’un répit supplémentaire pour les emprunteurs. La Banque du Canada reste par contre préoccupée par l'endettement élevé des ménages. Il faut simplement se rappeler que les taux d’intérêt sont historiquement bas et que leur hausse est inévitable. Si vous êtes endetté, les prochaines hausses pourraient amputer votre budget surtout si votre capacité d’endettement est atteinte. Toutefois, si vous êtes un investisseur, les prochaines années risquent d’être bénéfiques, car vous pourriez compter sur de meilleurs revenus de placement en intérêts fixes.
Source : Mallette, comptables agréés
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